Michel Neyret: Le conseil de discipline de la police demande sa révocation

POLICE L'ex-n°2 de la PJ lyonnaise est mis en examen dans une affaire de trafic d'influence et de stupéfiants...

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Michel Neyret, à son arrivée au conseil de discipline de la police, le 4 septembre 2012.
 
Michel Neyret, à son arrivée au conseil de discipline de la police, le 4 septembre 2012.   — V. WARTNER / 20 MINUTES

Le conseil de discipline de la police a demandé ce mardi soir la révocation de Michel Neyret, ex-N.2 de la PJ lyonnaise, mis en examen dans une affaire de trafic d'influence et de stupéfiants, ont annoncé aux journalistes les avocats du commissaire.

Arrivé peu avant 14H45 pour être entendu par l'instance disciplinaire, située rue Nélaton dans le XVème arrondissement de Paris, l'ancien responsable policier en est reparti sans faire de déclaration, a constaté un journaliste de l'AFP. La décision de suivre, ou non, les propositions du conseil appartient désormais au ministre de l'Intérieur, Manuel Valls.

«Sanction infâmante»

«Nous sommes surpris de cette décision qui est pour nous une proposition de sanction infâmante à l'endroit d'un homme qui a servi pendant près de 30 ans la République et qui a servi ses concitoyens de façon exemplaire», a réagi l'un des avocats de Michel Neyret, Me Gabriel Versini.

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«Le dialogue fut dense. Michel Neyret a répondu avec beaucoup d'objectivité et de sincérité», a poursuivi l'avocat. «Ce qui nous déçoit, c'est que les témoins (...) semblent avoir été un petit peu oubliés de la réflexion», a réagi son confrère Me Yves Sauvayre en allusion à la présence de trois anciens hauts responsables de la police venus soutenir Michel Neyret, dont l'ancien directeur central de la police judiciaire Gérard Girel.

«Imprudences»

Michel Neyret a été mis en examen en octobre 2011, notamment pour corruption, trafic d'influence, association de malfaiteurs ou encore trafic de stupéfiants. Il a été remis en liberté en mai après près de huit mois de détention provisoire à la prison de la Santé à Paris.

Placé depuis sous un strict contrôle judiciaire, il vit dans l'est de la France où il pointe chaque jour à la gendarmerie et ne s'est pas exprimé sur le fond du dossier. S'il a concédé des «imprudences» en acceptant cadeaux et «faveurs» de truands en échange de renseignements, notamment des fiches de police, il a toujours réfuté tout enrichissement personnel.