Un nouveau métier pour prévenir les violences scolaires

Delphine Bancaud

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Les APS seront recrutés au niveau bac + 2
Les APS seront recrutés au niveau bac + 2 — CHAMUSSY / SIPA

Remettre des adultes au cœur des établissements les plus exposés à la violence, pour améliorer leur climat. Un souhait du nouveau ministre de l’Education, Vincent Peillon, qui a décidé de créer à cette rentrée le métier d’assistant chargé de prévention et de sécurité (APS). D’ici à la fin 2012, 500 d’entre eux entreront en fonction dans les collèges et les lycées jugés les plus sensibles.

Anticiper les crises

Leurs missions? Prévenir les situations de violence, déminer les conflits…  «Loin d’être enfermés dans leur bureau, les APS seront en permanence au contact des jeunes et des équipes de vie scolaire», précise-t-on au ministère. Leur action sera coordonnée avec celle des équipes mobiles de sécurité, qui interviennent dans les établissements en cas de forte tension. Si toutes les académies se sont vues attribuer des APS, les dotations ne sont pas les mêmes. Selon le ministère, les académies de Créteil, Versailles, Mayotte, La Réunion, Lille et Aix-Marseille ont été les mieux servies, soit en raison de leur taille, soit en raison des problématiques qu’elles rencontrent.

Une formation de deux mois

Recrutés par les chefs d’établissements en septembre, les APS partiront en formation pour deux mois dès le 1er octobre avant d’occuper leur poste à temps plein avant les vacances de Noël. «Ils alterneront 25 heures hebdomadaires de formation (lors desquelles ils étudieront la gestion des conflits, les politiques de prévention de la violence, les problématiques de l’adolescence…) et 10 heures de travail sur le terrain pour se familiariser avec leur établissement d’affectation», détaille le ministère. L’ensemble des heures de formation pourra faire l’objet d’une validation des acquis de l’expérience. Quant à leur profil, ils seront recrutés à bac +2 et devront justifier de qualités relationnelles, savoir travailler en équipe et avoir vécu des expériences auprès des jeunes. Reste aux établissements à trouver ces perles rares. Une mission pas évidente en plein rush de la rentrée…