encourager les vocations

Delphine Bancaud
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Vincent Peillon faisait sa conférence de rentrée hier à Paris.
Vincent Peillon faisait sa conférence de rentrée hier à Paris. — WITT / SIPA

«Il n'est pas acceptable que de jeunes étudiants se destinant au métier d'enseignant renoncent à leur projet professionnel faute de moyens suffisants », a répété mercredi, le ministre de l'Education, Vincent Peillon, lors de sa conférence de presse de rentrée. Pour pallier cet écueil et favoriser la mixité sociale dans l'enseignement, 18 000 emplois d'avenir sur les 150 000 que le gouvernement veut créer entre 2013 et 2015 seront réservés aux futurs professeurs. Et 6 000 seront proposés dès janvier 2013.

Une filière de prérecrutement
Réservés aux jeunes de 16 à 25 ans, ces contrats d'avenir professeurs seront proposés à des étudiants en deuxième année de licence, se destinant à une carrière dans l'enseignement. Ce dispositif s'adresse en priorité aux étudiants boursiers issus des zones urbaines sensibles. Ils seront employés à mi-temps pendant trois ans, moyennant un revenu de 900 €, pour assurer des « tâches péri-éducatives » qui évolueront progressivement. Ils pourront, par exemple, dans un premier temps être affectés à la surveillance d'études, puis faire du soutien scolaire. « Mais aucun étudiant ne viendra se substituer à un enseignant », a insisté Vincent Peillon pour répondre aux appréhensions de certains. En contrepartie, ces jeunes devront s'engager à présenter un concours de recrutement d'enseignants au terme de ces trois années. Outre sa vocation à améliorer la diversité sociale dans l'Education nationale, ce dispositif servira aussi à prérecruter les enseignants pour lutter contre le manque de candidats dans le second degré. Les emplois d'avenir professeur seront donc prioritairement affectés aux zones géographiques et aux disciplines qui éprouvent des difficultés de recrutement. Un dispositif plutôt bien accueilli par les syndicats. « Nous réclamons cependant plus de précisions concernant la nature des tâches qui seront confiées à ces jeunes et la possibilité de concilier leurs études avec cet emploi d'avenir », a indiqué à 20 Minutes Frédérique Rolet, cosecrétaire générale du Snes. Des éléments qui seront prochainement discutés avec les partenaires sociaux, a assuré Vincent Peillon.