une rentrée qui amorce le changement

Delphine Bancaud

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Vincent Peillon, le 22 août.
Vincent Peillon, le 22 août. — ANTONIOL ANTOINE/SIPA

Tourner rapidement la page de l'ère Chatel. Tel devrait être le leitmotiv du nouveau ministre de l'Education, Vincent Peillon, lors de sa première conférence de rentrée, ce mercredi. « L'Education nationale vient de vivre une véritable saignée », a-t-il martelé lundi, rappelant que le gouvernement précédent avait programmé 14 000 suppressions de postes à cette rentrée.

Des recrutements dès septembre
Pour atténuer les tensions, Vincent Peillon a mis en œuvre en juin un plan d'urgence, prévoyant 1 000 créations de postes de professeurs des écoles dès cette rentrée et le recrutement de 280 enseignants supplémentaires pour le second degré. Selon le SNUipp-FSU, 62 % de ces nouveaux postes dans le premier degré vont permettre des ouvertures de classes. Autre mesure : le recrutement de 1 500 auxiliaires de vie scolaire pour accompagner les élèves handicapés, de 2 000 assistants d'éducation, de 500 assistants chargés de la prévention et de la sécurité et de 100 conseillers principaux d'éducation. « Une bouffée d'air frais, selon Christian Chevalier, secrétaire général du Se-Unsa, même si la rentrée se fera encore dans des conditions difficiles. » « Près de 4 700 postes seront supprimés dans le premier degré alors que 5 300 élèves supplémentaires sont attendus », indique Sébastien Sihr, secrétaire général du SNUipp. « On risque aussi d'avoir quelques enseignants non expérimentés en CP dans certains départements, malgré la promesse du ministre. » Et pour Christian Chevalier, « c'est à la rentrée 2013 qu'on verra véritablement si le changement a lieu ». Vincent Peillon a d'ores et déjà annoncé que 22 100 postes seraient ouverts aux prochains concours externes d'enseignement pour remplacer les fonctionnaires partant à la retraite. Reste à susciter les vocations.