Les pigeons voyageurs toujours indispensables à l'armée?

Reuters
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En cas de conflit armé, les pigeons  voyageurs, capables d'assurer des liaisons fiables, pourraient jouer un  rôle essentiel s'il y avait une panne généralisée sur les réseaux de  communication, estime le député UMP Jean-Pierre Decool.

L'élu de Flandre a donc alerté le gouvernement sur le fait que  l'armée française ne dispose plus que d'un seul colombier militaire, à  la Forteresse du Mont-Valérien, près de Paris. En 2011, l'armée chinoise a décidé de recruter et d'entraîner 10.000 pigeons voyageurs.

«En l'état actuel de nos infrastructures, la capacité de  communication de l'armée française serait-elle bien assurée en cas de  conflit armé, et plus particulièrement en cas de rupture des liaisons  téléphoniques, radios, informatiques, et même électriques?» demande le  député dans une question écrite. Dans sa réponse, rendue publique mardi par Jean-Pierre Decool, le  ministre de la Défense, Jean-Yves Le Drian, reconnaît «l'intérêt  certain» du pigeon voyageur en matière de transmissions militaires, au  cours de l'Histoire.

Le dernier colombier militaire

Il rappelle que la France dispose au Mont-Valérien du dernier  colombier militaire d'Europe et évoque «le précieux concours» que  pourrait apporter les 20.000 colombophiles amateurs en France «en cas de  forte fragilisation des réseaux civils de télécommunications».

Après la Seconde Guerre mondiale, les colombiers militaires ont été  fermés les uns après les autres mais un officier a convaincu le général  de Gaulle de maintenir un colombier de tradition à  Saint-Germain-en-Laye, près de Paris.

Le 1er juillet 1981, ce colombier de 280 pigeons voyageurs du 8e  Régiment de transmission a été transféré à la Forteresse du Mont  Valérien à Suresnes, où s'est ouvert un musée de la colombophilie.