La vie confinée de Julian Assange dans l'ambassade d'Equateur

WIKILEAKS Enfermé dans la mission équatorienne, il ne peut pas quitter son petit bureau...

G. W.

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Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, lors d'une conférence de presse à Londres, le 27 février 2012.
Le fondateur de WikiLeaks, Julian Assange, lors d'une conférence de presse à Londres, le 27 février 2012. — F.O'REILLY / REUTERS

Il prépare sa défense, passe des heures sur Internet, reçoit parfois des amis et fait de l’exercice sur un tapis roulant. Voilà comment s’occupe Julian Assange, enfermé depuis deux mois et pour une durée indéterminée dans l’ambassade d’Equateur à Londres, qui lui a accordé l’asile politique jeudi 16 août dernier.

Menacé d’extradition en Suède où il doit répondre d’accusations de viol, le fondateur de Wikilieaks vit confiné dans un petit espace. Selon l’agence Associated Press, il s’agit d’un appartement de dix pièces, composé entièrement de bureaux, au rez-de-chaussée d’un bâtiment situé dans un quartier chic de Londres, non loin du grand magasin Harrod’s. 

«Ils mettent de la musique et l’encouragent à danser»

Un lit une place et une cabine de douche ont été installés dans l’un des bureaux, ainsi qu’une lampe à UV, afin de compenser le manque d’éclairage naturel de la pièce. L’ambassade est munie d’une kitchenette, mais Julian Assange commande régulièrement des pizzas et de la nourriture livrée à domicile. Ses journées sont passées à travailler, rencontrer ses avocats, lire, et regarder des DVD. Selon sa mère, Christine Assange, ses invités «mettent parfois de la musique et l’encouragent à danser avec eux.»

«C’est petit et pas très confortable», a expliqué son ami, le journaliste Vaughan Smith, dans une interview au quotidien britannique Evening Standard. «Mais il supporte bien sa situation. Julian n’est pas quelqu’un de très sentimental, les choses qui pourraient manquer à la plupart des gens ne lui manquent pas. C’est quand il est devant un ordinateur à travailler qu’il est le plus heureux.»Vaughan Smith est le journaliste chez qui Julian Assange a déjà passé plus d’une année assigné à résidence, de fin 2010 à début 2012. Mais il s’agissait alors d’une grande maison de campagne, bâtie sur un terrain de 240 hectares. Un espace immense comparé au petit bureau d’aujourd’hui.