SeaFrance: Première traversée du «Berlioz», l'un des navires rachetés par Eurotunnel

© 2012 AFP

— 

La compagnie "My ferry link" reprend lundi les traversées entre Calais (Pas-de-Calais) et Douvres (Angleterre), les premières sous pavillon français depuis l'interruption du trafic des ferries SeaFrance il y a neuf mois, peu avant la liquidation judiciaire de la société.
La compagnie "My ferry link" reprend lundi les traversées entre Calais (Pas-de-Calais) et Douvres (Angleterre), les premières sous pavillon français depuis l'interruption du trafic des ferries SeaFrance il y a neuf mois, peu avant la liquidation judiciaire de la société. — Denis Charlet afp.com

Le «Berlioz», l'un des trois navires rachetés par Eurotunnel après la liquidation de SeaFrance et loués à la compagnie My ferry link, a quitté ce lundi matin le port de Calais (Pas-de-Calais) à destination de Douvres (Angleterre).

Le bateau, arrimé à Calais depuis le 10 août après environ trois semaines de révision technique durant lesquelles il a été repeint aux couleurs de la nouvelle compagnie (bleu, blanc et rouge), a quitté le terminal ferry peu après 5h30. Le «Berlioz» devrait atteindre les côtes britanniques aux alentours de 7h, après une heure et demie de traversée sur le détroit du Pas-de-Calais, la première sous pavillon français depuis l'interruption du trafic des ferries SeaFrance le 15 novembre.

Le «Rodin» prêt à partir

A la même heure, un second navire, «le Rodin», devrait à son tour prendre la mer au départ de Calais. Ces deux bateaux, qui peuvent transporter 1.900 passagers et 120 camions, effectueront chacun quatre allers et retours par jour. Un troisième, le fréteur «Nord/Pas-de-Calais», devrait être mis en service à la fin de l'automne.

Depuis novembre, les liaisons transmanche étaient assurées par la compagnie britannique P&O Ferries et par Louis Dreyfus Armateurs (LDA), associé au danois DFDS. «My ferry link», qui vise «12 à 14%» de parts de marché pour l'activité fret et «8 à 10%» pour l'activité passagers, a procédé à l'embauche de 395 marins et sédentaires, «majoritairement des ex-SeaFrance» pour son arrivée sur cette ligne très concurrentielle. SeaFrance employait 880 personnes en CDI jusqu'à sa liquidation judiciaire le 9 janvier. Ses actifs avaient été attribués le 11 juin par le tribunal de commerce de Paris à l'exploitant du tunnel sous la Manche Eurotunnel pour un montant total de 65 millions d'euros.