Vente par Bettencourt de son île d’Arros: L'identité de l'acheteur révélée

SEYCHELLES «Libération» a identifié l'acheteur. A priori, pas de mauvaise surprise...

N. Bg.
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Les îles d'Arros et de Saint-Joseph, dans les Seychelles, le 9 janvier 2010.
Les îles d'Arros et de Saint-Joseph, dans les Seychelles, le 9 janvier 2010. — N.A.S.A./SIPA

Le doute qui planait encore sur la vente de l’île d’Arros par Liliane Bettencourt, annoncée mardi par le gouvernement des Seychelles, a été dissipé ce jeudi par Libération. Vendue pour 60 millions de dollars (49 millions d’euros) à une entreprise liée à la fondation suisse Save our Seas (SOSF), l’île avait valu un redressement fiscal à l’héritière de l’Oréal.

Peu d’informations avaient été données sur l’identité réelle du nouveau possesseur de l’île, seuls des prête-noms, deux avocats suisses du barreau de Genève, ayant été nommés. Libération indique ce jeudi avoir identifié l’acheteur de l’île: il s’agit du riche Saoudien Abdulmohsin al-Sheikh, président de SOSF.

Engagement sincère

«Difficile de dire si le projet est sérieux», note le quotidien, en parlant du destin que réserve SOSF à l’île des Seychelles, qui devrait devenir un lieu de recherches sur la protection des requins et des tortues. Mais la sincérité écologique du Saoudien a l’air solide: sa fondation existe depuis 2003 et a conduit plusieurs projets concrets pour l’environnement. «Il est très discret et ne voulait pas apparaître. Mais son engagement pour le monde sous-marin est ancien», justifie le cabinet suisse en charge de la transaction. «Il a vraiment l’air de se passionner pour la mer», reconnaît d’ailleurs Libération au terme de son enquête.

L’île d’Arros avait été au cœur d'une fraude fiscale, son acquisition entachée d'illégalité, Liliane Bettencourt ayant violé la législation en n'informant pas le gouvernement local de son achat. La milliardaire française devra payer une amende de 8 millions de dollars (6,5 millions d'euros) pour régulariser l'achat effectué en 1997 et non déclaré au fisc français.