Surveillance informatique en Syrie: plainte contre la société française Qosmos

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La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) et la Ligue des droits de l'Homme (LDH) vont déposer plainte mercredi contre la société Qosmos accusée d'avoir fourni du matériel de surveillance informatique à la Syrie, a-t-on appris de source proche du dossier.
La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) et la Ligue des droits de l'Homme (LDH) vont déposer plainte mercredi contre la société Qosmos accusée d'avoir fourni du matériel de surveillance informatique à la Syrie, a-t-on appris de source proche du dossier. — Bertrand Langlois afp.com

La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) et la Ligue des droits de l'Homme (LDH) vont déposer plainte mercredi contre la société Qosmos accusée d'avoir fourni du matériel de surveillance informatique à la Syrie, a-t-on appris de source proche du dossier.

Qosmos «a fourni du matériel de surveillance utilisé par le régime syrien pour surveiller les opposants» et organiser la répression, a indiqué à l'AFP Me Patrick Baudouin, de la FIDH. La plainte, dont l'AFP a eu copie, doit être adressée mercredi après-midi au parquet, a-t-il ajouté.

«Il apparaît que la société Qosmos a été, à plusieurs reprises, mise en cause pour avoir contribué à fournir au régime syrien le matériel de surveillance électronique nécessaire à la répression de toute opposition politique ou intellectuelle», écrit l'avocat dans sa plainte.

Me Baudouin demande au parquet de «prendre l'initiative d'ouvrir une enquête préliminaire ou une information judiciaire» sur la question. «Il a un délai de 3 mois, à défaut, nous nous réservons la possibilité de déposer plainte avec constitution de partie civile», afin qu'un juge soit désigné, a-t-il précisé.

Sur son site internet, Qosmos explique fournir «une technologie d'Intelligence Réseau qui identifie et analyse en temps réel les données qui transitent sur les réseaux». Sa technologie «rend possible une analyse précise et exhaustive de l'activité des réseaux en temps réel».

La FIDH et la LDH avaient déjà porté plainte contre une autre société française, Amesys, une filiale de Bull, pour des faits similaires concernant la Libye de Kadhafi cette fois. Les associations lui reprochent «la fourniture au régime de Kadhafi, à partir de 2007, d'un système de surveillance des communications destiné à surveiller la population libyenne».

«Ce sont les deux sociétés pour lesquelles nous avons des éléments mais il y en a sans doute d'autres», a déclaré Me Baudouin à l'AFP.