Procès Marina: Les parents de la fillette condamnés à 30 ans de réclusion

JUSTICE Ils étaient jugés devant la cour d'assises de la Sarthe...

M.Gr. avec AFP

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Les magistrats présidant le procès des parents de Marina, avant l'ouverture de l'audience le 11 juin 2012 au Palais de Justice de Mans
Les magistrats présidant le procès des parents de Marina, avant l'ouverture de l'audience le 11 juin 2012 au Palais de Justice de Mans — JEAN-FRANCOIS MONIER / AFP

Les parents de Marina, qui comparaissaient notamment pour actes de torture et barbarie ayant entraîné la mort de leur fille Marina, 8 ans, à l'été 2009, ont été condamnés ce mardi par la cour d'assises de la Sarthe à 30 ans de réclusion, dont 20 ans de peine de sûreté.

«Je ne mérite aucun pardon»

Un peu plus tôt dans la journée, Eric Sabatieer, 40 ans et Virginie Darras, 33 ans s'étaient exprimé une dernière fois devant la cour. «Tout au long de ce procès, je n'ai pas trouvé les mots, le pourquoi, le comment de ce que j'ai pu faire à ma fille. Pour moi, j'étais une maman qui était cruelle envers ma fille», avait dit, en larmes, la mère de la fillette, avant de s'adresser directement à elle: «Marina, je t'ai aimée jusqu'au jour où tout a basculé. Je t'ai humiliée jusqu'à te torturer, et toi tu nous a aidés jusqu'à nous protéger. Je ne mérite aucun pardon, surtout pas le tien Marina».

>>Lire le témoignage du frère aîné de la fillette

Le père s'était quant à lui exprimé très brièvement. «Tout ce que j'espère, c'est arriver un jour à pouvoir dire pardon à mes enfants, trouver les mots pour les aider à se reconstruire», avait-il dit avant de se rasseoir. La peine est quasiment conforme aux réquisitions de l'avocat géénéral, qui avait demandé, lundi, une peine de 30 ans de réclusions avec une peine de sûreté de 15 ans.

Eric Sabatier et Virginie Darras sont les parents de cinq enfants en commun (dont Marina et une petite fille née en prison). Ils  comparaissaient depuis le 11 juin pour actes de tortures et de barbarie sur mineure de moins de 15 ans ayant entraîné la mort.

Plainte contre l'État

Les deux parents ont accueilli le jugement sans réaction particulière. Elle, tête baissée et visage tiré, lui, impassible rapporte Le Figaro, qui indique par ailleurs que leurs avocats n'ont pas encore indiqué s'ils comptaient faire appel.

A l'issue de l'audience, l'association Innocence en danger a indiqué qu'elle allait porter plainte contre l'État pour dysfonctionnements des services de gendarmerie et du parquet. L'association La Voix de l'Enfant avait déjà dit qu'elle allait déposer plainte contre X à l'issue du procès.