Un homme de 79 ans jugé pour avoir tué sa femme, atteinte d'Alzheimer

avec AFP

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Ils "s'aimaient" mais la maladie "détruisait" leur couple: un retraité de 79 ans est jugé depuis mardi devant la cour d'assises du Val-de-Marne pour avoir frappé à mort son épouse, qui souffrait d'Alzheimer.
Ils "s'aimaient" mais la maladie "détruisait" leur couple: un retraité de 79 ans est jugé depuis mardi devant la cour d'assises du Val-de-Marne pour avoir frappé à mort son épouse, qui souffrait d'Alzheimer. — Sebastien Bozon afp.com

Il ne voulait pas la confier à une maison de retraite mais il a fini par «craquer» face à la maladie: un homme de 79 ans est jugé à partir de mardi devant la cour d'assises du Val-de-Marne pour avoir tué sa femme, atteinte d'Alzheimer.

Gabriel Armandou comparaît libre pour violences ayant entraîné la mort de sa femme Paulette, le 13 septembre 2008 à leur domicile, à Fresnes dans le Val-de-Marne. Ce soir-là, les pompiers, appelés par le fils de l'accusé, découvrent la femme âgée, presque nue, sur le sol de la salle de séjour du domicile. Elle a le visage tuméfié, porte des traces de coups, en plus de nombreux pansements et hématomes.

Emporté par la colère

L'autopsie montrera qu'elle a subi des coups à la tête, au cou, au thorax et à l'abdomen. Interrogé, son mari reconnaît qu'il a «craqué» et que, emporté par la colère, il a frappé Paulette, qu'il avait épousée 48 ans plus tôt. La retraitée était atteinte de la maladie d'Alzheimer depuis 2000 et se trouvait depuis trois mois dans un état très dégradé.

La victime était devenue incontinente. Ses chutes se faisaient de plus en plus fréquentes - elle serait tombée cinq fois le seul jour de sa mort selon l'accusé - et elle refusait de se laisser soigner par son époux, qui avait décidé de s'occuper d'elle, seul, plutôt que de la confier à une maison de soins. Le verdict est attendu mercredi.