Meurtre de gendarmes dans le Var: «C'est la République qui est atteinte» déclare François Hollande

avec AFP

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Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a remis lundi matin la démission de son gouvernement au président François Hollande, au lendemain du second tour des législatives à l'issue duquel la gauche dispose de tous les pouvoirs pour s'attaquer au redressement du pays.
Le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a remis lundi matin la démission de son gouvernement au président François Hollande, au lendemain du second tour des législatives à l'issue duquel la gauche dispose de tous les pouvoirs pour s'attaquer au redressement du pays. — Bob Edme afp.com

Le président François Hollande a déclaré qu'«à travers le drame» du meurtre de deux gendarmes dans le Var, dans la nuit de dimanche à lundi, «c'est la République qui est atteinte», rapporte l'Elysée. «C'est avec une très grande émotion que j'ai appris le meurtre de deux femmes gendarmes, cette nuit à Collobrières», a dit le chef de l'Etat dans un communiqué.

«C'est une tragédie pour les familles et l'ensemble de la gendarmerie auxquelles j'exprime mon soutien et ma solidarité. A travers ce drame, c'est la République qui est atteinte», a poursuivi François Hollande. «Au moment où je pars pour représenter la France au sommet du G20 au Mexique, j'ai demandé au ministre de l'Intérieur de se rendre immédiatement sur place», a-t-il précisé. Manuel Valls était attendu dans le Var dans la matinée.

«Profondément choqués et indignés»

Dans un communiqué, le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a exprimé sa «profonde émotion». «Après avoir été tenu informé de ces faits et du déroulement des recherches entreprises pendant la nuit, il a fait le point ce matin avec le ministre de l'Intérieur», précise Matignon.

«Dans ces circonstances tragiques, le Premier ministre tient à saluer le dévouement et le professionnalisme de nos gendarmes et de nos policiers qui oeuvrent quotidiennement au service de nos concitoyens pour préserver la paix publique», concluent les services du Premier ministre.

Les responsables de l'UMP sont «profondément choqués et indignés» par l'«assassinat odieux» perpétré dimanche soir contre deux femmes gendarmes à Collobrières, dans le Var, a déclaré ce lundi le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, dans un communiqué.

«Le meurtrier qui les a abattues devra être jugé et puni avec la plus grande fermeté. La République doit se montrer intransigeante pour ceux qui s'attaquent aux dépositaires de l'autorité de l'Etat», a ajouté Jean-François Copé en rendant hommage au «dévouement admirable» de ceux qui s'engagent, dans les forces de l'ordre, «au service des Français». Jean-François Copé adresse enfin ses «plus sincères condoléances» aux familles des victimes.