La mère d'un suspect meurt d'un malaise cardiaque lors d'une perquisition

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Un policier de 24 ans, qui venait de terminer son service mardi à 5H00 du matin et s'était arrêté dans une station-service à Nice, a été violemment agressé par cinq hommes ivres qui l'ont roué de coups et projeté à travers la vitrine d'un salon de coiffure, a indiqué la police.
Un policier de 24 ans, qui venait de terminer son service mardi à 5H00 du matin et s'était arrêté dans une station-service à Nice, a été violemment agressé par cinq hommes ivres qui l'ont roué de coups et projeté à travers la vitrine d'un salon de coiffure, a indiqué la police. — Loic Venance afp.com

La mère d'un homme soupçonné dans une affaire de stupéfiants est morte ce mardi matin à la suite d'un malaise cardiaque survenu lors de la perquisition de leur appartement à Bondy (Seine-Saint-Denis), a-t-on appris auprès du parquet de Bobigny et de source proche du dossier. Selon l'autopsie réalisée mardi après-midi, la victime présentait «des antécédents médicaux lourds, notamment cardiaques», et n'a pas été victime «de violence» de la part des policiers, a précisé le parquet.

Dans la matinée, sur commission rogatoire d'un juge de Soissons (Oise), les gendarmes ont interpellé à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) un homme dans le cadre d'une enquête de trafic de stupéfiants. Ils sont ensuite allés perquisitionner l'appartement de sa mère à la cité Martin-Luther-King de Bondy, où 100.000 euros en liquide ont été trouvés, selon une des sources. Durant la fouille de l'appartement, agitée, la mère du suspect, née en 1950, a fait un malaise cardiaque, a expliqué une des sources. Les pompiers sont rapidement intervenus sans pouvoir la ranimer, a-t-on ajouté.

La situation tendue dans la cité

Pris à partie, les gendarmes ont appelé à la rescousse les policiers locaux, dans une atmosphère très tendue. La procureur de la République de Bobigny, Sylvie Moisson, a aussitôt ordonné une autopsie. Cette dernière, «qui a été pratiquée ce mardi à 15h, a établi que la mort était d'origine naturelle, cette personne présentant des antécédents médicaux lourds, notamment cardiaques», a indiqué ce mardi soir le parquet dans un communiqué. «L'autopsie a également permis d'exclure totalement d'éventuelles traces de violence», a-t-il précisé.

Selon une source proche du dossier, la garde à vue du fils de la victime a été levée, «sur décision des magistrats». Le préfet Christian Lambert a indiqué qu'il s'était rendu sur place pour rencontrer des associations et apaiser la situation. La situation restait tendue en milieu d'après-midi, même si elle était redevenue calme, a constaté une journaliste de l'AFP. Des conteneurs avaient été renversés sur la chaussée où restaient également de nombreuses pierres, témoins des tensions de la matinée.