Viol, torture et barbarie: Le procès du petit-fils du fondateur de la Maison du caviar reporté?

JUSTICE Cyril de Lalagade, accusé de viol et d'acte de torture et de barbarie par deux jeunes femmes, est convoqué devant la chambre de l'instruction pour violation de son contrôle judiciaire...

Bérénice Dubuc

— 

Devanture du restaurant parisien La maison du caviar.
Devanture du restaurant parisien La maison du caviar. — Le Floch / SIPA

Le procès de Cyril de Lalagade va-t-il bien s’ouvrir cette semaine ? Le petit-fils du fondateur de la Maison du caviar, prestigieux restaurant parisien, doit être jugé le 7 juin à Paris pour viols avec actes de torture et de barbarie à l’encontre de deux jeunes femmes. Mais le procès pourrait être reporté sur la base des dernières déclarations d’une des victimes présumées.

« Sous son emprise »

Cyril de Lalagade, 42 ans, est en effet convoqué ce mardi midi devant la chambre de l’instruction. Il a été arrêté le 9 mai dernier à son domicile en compagnie de l’une de ses deux victimes présumées, qu’il avait interdiction d’approcher, selon les modalités de son contrôle judiciaire.

« Alors qu’elle avait retrouvé un équilibre, elle est retombée dans ce monde de free-base, et pour un temps sous son emprise », explique à 20 Minutes Alex Ursulet, l’avocat de la jeune femme. « Cyril de Lalagade a violé son contrôle judiciaire. J’espère que la chambre de l’instruction va le placer en détention et protéger ma cliente de son influence. » Cette dernière a réfuté devant les policiers ses accusations.

 

« Il la faisait fumer, puis la poussait à des comportements sexuels débridés »

La jeune femme avait précédemment affirmé avoir été victime du jet-setteur courant 2005. Cyril de Lalagade lui aurait fait fumer de la free-base, un dérivé de la cocaïne, avant de lui imposer des relations sexuelles. « Il la faisait fumer, puis la poussait à des comportements sexuels débridés, et sans respecter sa volonté », explique Me Ursulet.

Une autre jeune femme porte les mêmes accusations, ajoutant qu’elle a également été frappée et brûlée pendant ces relations non consenties. Elle était devenue « soumise au bon vouloir » du jeune homme, selon un arrêt de la chambre de l’instruction de Paris cité par Le Parisien.

De son côté, Cyril de Lalagade nie les accusations des deux jeunes femmes, et les dernières déclarations de l’une d’entre elles aux policiers pourraient lui servir : son avocat, Me Eric Dupond-Moretti a indiqué au Parisien qu’il fallait « poursuivre l’enquête ». Un supplément d’information pourrait être accordé, et le président de la cour d’assises pourrait décider de reporter le procès.