En coma apparent, la patiente était en fait consciente

M.Gr.

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Prisonnière de son corps. Angèle Lieby, bientôt 60 ans, a voulu raconter dans un livre*, la terrible épreuve qu'elle a dû traverser, relate Le Progrès ce mardi.

Hospitalisée à Strasbourg le 13 juillet 2009, pour une migraine persistante, elle est très vite plongée dans un coma artificiel, sous assistance respiratoire.

«A part le cœur, rien ne fonctionnait plus selon les médecins. Pour eux j'étais perdue», raconte-t-elle. Pourtant Angèle s'est réveillée. Et elle entend tout ce qui se passe autour d'elle. Pire, elle ressent même la douleur. Sauf que, pour tout le monde, elle est encore inconsciente.

Après quatre jours de coma apparent, elle entend même un médecin conseiller à son mari de préparer ses obsèques. L'horreur. «Moi, je hurlais intérieurement que j’étais vivante, mais rien ne sortait», explique-t-elle.

Heureusement, tout va bien se terminer. Une dizaine de jours après son hospitalisation, Angèle retrouve peu à peu l'usage de son corps. Les médecins vont alors pouvoir diagnostiquer son mal: le syndrome de Bickerstaff. Une maladie extrêmement rare qui attaque le système nerveux et dont les symptômes font croire à un coma profond.

*«Une larme m’a sauvée», ed. Les Arènes