Antonio Ferrara souriant et détendu à l'ouverture de son procès

JUSTICE Le truand comparaît en appel, pour le braquage du bureau de poste de Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), en 1999...

W.M.

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Dispositif policier autour du procès de Antonio Ferrara jugé en appel à tribunal de grande instance de Paris, le 9 mai 2012.
Dispositif policier autour du procès de Antonio Ferrara jugé en appel à tribunal de grande instance de Paris, le 9 mai 2012. — A. GELEBART / 20 MINUTES

Antonio Ferrara s’est montré calme, serein et souriant dans le box des accusés, échangeant des regards avec quelques-uns de ses proches présents dans la salle d’audience et discutant à plusieurs reprises avec ses avocats, notamment le médiatique Eric Dupont-Moretti. Il n’a pas hésité non plus à lancer quelques sourires aux jurés. Le numéro de charme a commencé…

«C’est un procès sans enjeu sur l’exécution des peines. Mais l’acquittement, c’est pour lui une question d’honneur», estime un de ses avocats, Me Lionel Moroni, qui pointe «l’absence de preuves dans ce procès». «On en a fait un mythe à cause de son évasion spectaculaire de Fresnes. Mais là, on juge le Ferrara de 1999. Il était complètement différent», poursuit-il.

Libérable à partir de 2035

Selon lui, il s’agit du dernier procès, «de l’ultime affaire» concernant toutes les procédures engagées contre son client. Antonio Ferrara cumule 41 années de prison et est libérable à partir de 2035. «Il n’y a pas de confusion de peines. Nous en ferons la demande après ce procès», indique Me Moroni.

L’après-midi est consacrée à l’étude des personnalités d’Antonio Ferrara et d’Issa Traoré, son co-accusé. Le président devrait accorder un temps de parole en fin d’après-midi aux accusés pour qu’ils s’expliquent sur les faits qui leur sont reprochés.

Condamné à quinze ans de prison

Antonio Ferrara, 38 ans, est accusé d’avoir braqué un bureau de poste à Joinville-le-Pont (Val-de-Marne), le 28 juillet 1999. Au petit matin, deux hommes armés avaient fait irruption dans un bureau de poste à Joinville-le-Pont, obligeant la vingtaine d'employés présents à s'allonger à terre. Ils s'étaient emparés du contenu d'un premier coffre-fort, soit 40.000 francs (environ 6.000 euros) mais, malgré l'utilisation d'explosif, n'étaient pas parvenus à ouvrir un deuxième coffre.

Le 12 mars 2003, il avait été condamné en première instance à quinze ans de prison pour ce braquage. Son complice présumé, Issa Traoré, avait été condamné de son côté, en novembre 2011, à dix ans de prison.