Viol présumé chez les pompiers de Paris: Treize militaires placés en garde à vue

ENQUÊTE n jeune pompier a déposé plainte dimanche pour viol et violences en réunion, après un bizutage...

N. Bg. Avec AFP

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Les treize sapeurs-pompiers de Paris placés mercredi en garde à vue dans l'enquête sur le viol présumé d'un jeune engagé dimanche dans un autocar, l'étaient toujours jeudi.
Les treize sapeurs-pompiers de Paris placés mercredi en garde à vue dans l'enquête sur le viol présumé d'un jeune engagé dimanche dans un autocar, l'étaient toujours jeudi. — Loic Venance afp.com

Treize pompiers de la prestigieuse Brigade de sapeurs-pompiers de Paris (BSPP) ont été placés en garde à vue mercredi dans l'enquête sur un viol présumé commis sur un jeune engagé dimanche dans un autocar et filmé sur un téléphone portable, a-t-on appris de source judiciaire.

Une quinzaine de militaires de la BSPP qui ont été convoqués mercredi matin. Elles ont été réalisées par des gendarmes de la section de recherches de Paris saisie par le parquet de Paris.

Deux enquêtes en cours

Interrogé par l'AFP, le lieutenant-colonel Pascal Le Testu, porte-parole de la BSPP, n'a voulu faire aucun commentaire, se contentant de rappeler que deux enquêtes étaient en cours: l'une diligentée par l'autorité judiciaire et l'autre, interne, menée par la hiérarchie de la BSSP.

Le jeune homme a déposé plainte dimanche à Paris pour viol, accusant un de ses collègues de l'avoir violé après une séance de bizutage qui aurait mal tourné, au vu et au su d'autres pompiers qui se trouvaient dans le bus.

«Ce n'est pas du bizutage, c'est beaucoup plus grave»

Dans sa plainte, dont a pris connaissance 20 Minutes, le jeune pompier raconte notamment s'être fait frappé les fesses jusqu'au sang, mordre, et décrit comment un de ses co-équipiers a «broyé une petite bouteille en plastique» de manière à en faire «un serpentin» pour l'«introduire dans [s]on anus».

Contacté mardi par 20 Minutes, le président du syndicat national des sapeurs-pompiers, Patrice Beunard, a reconnu qu'«il y a des traditions chez les pompiers», mais a affirmé: «Ce que vous décrivez, ce n’est pas du bizutage. C’est beaucoup plus grave.»