« Ce n'est pas la première affaire. Il y a un problème d'encadrement »

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« L'entraîneur et le capitaine étaient présents. Ils étaient assis avec les jeunes devant », assure le pompier dans sa plainte. Si les faits se sont déroulés à l'arrière du bus, le jeune homme de 23 ans laisse clairement entendre que les responsables étaient au courant qu'une séance de bizutage était en cours. « J'avais su par mes camarades tous grades confondus que j'allais être bizuté », assure même Julien. Président du syndicat des sapeurs-pompiers, Patrice Beunard n'est pas surpris. « Je ne vais pas le nier. Il y a des traditions chez les pompiers. Ce que vous décrivez n'est pas du bizutage. C'est beaucoup plus grave. Pour moi, il y a un problème d'encadrement. D'autant que ce n'est pas la première affaire. » En 2010, cinq jeunes pompiers du Var ont en effet déjà été condamnés après un bizutage qui avait mal tourné. Porte-parole de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris, Pascal Le Testu attend désormais que « toute la lumière soit faite sur cette affaire ». « Le commandant de la brigade tirera toutes les conclusions à l'issue de l'enquête », confie-t-il.