Les ostréiculteurs du Bassin d'Arcachon toujours frappés par le fléau du dinophysis

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La préfecture de la Gironde, qui avait interdit vendredi la pêche, le ramassage, la distribution et la consommation des moules du bassin d'Arcachon, a émis samedi une mesure similaire uniquement pour l'ensemble des coquillages du banc d'Arguin, toujours en raison de la présence de toxines.
La préfecture de la Gironde, qui avait interdit vendredi la pêche, le ramassage, la distribution et la consommation des moules du bassin d'Arcachon, a émis samedi une mesure similaire uniquement pour l'ensemble des coquillages du banc d'Arguin, toujours en raison de la présence de toxines. — Nicolas Tucat afp.com

Depuis plus de trois semaines, les ostréiculteurs du bassin d'Arcachon ne peuvent plus vendre leurs huîtres en raison de la présence de dinophysis, micro-algue potentiellement toxique, une interdiction qui porte un nouveau coup à cette profession déjà fragilisée.

«Il faut attendre que ça passe car malheureusement c'est un phénomène naturel contre lequel on ne peut rien faire», explique Bernard Delis, ostréiculteur à Gujan-Mestras, la capitale de l'huître dans le bassin d'Arcachon, qui travaille, en attendant, à la rénovation de sa cabane en prévision de la saison estivale. Ce fatalisme était largement partagé vendredi par la majorité des 315 ostréiculteurs du Bassin d'Arcachon, impuissants face à l'apparition soudaine de cette micro-algue venue du Golfe de Gascogne.

L'annonce dans la journée de ce vendredi de résultats d'analyse favorables, révélant une présence de toxines inférieure au seuil de sécurité sanitaire défini, a de ce fait été accueillie avec soulagement par la profession. Si ces taux sont confirmés lors des prochains tests, la commercialisation de leurs huîtres pourra reprendre dès le 11 mai.