Harcèlement sexuel au travail: « Il aurait fallu qu'il me viole »

TÉMOIGNAGE olène a raconté à «20 Minutes» le calvaire qu'elle a vécu dans un cabinet de conseil...

vincent Vantighem

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Solène* a été tellement traumatisée qu'elle en a créé son entreprise. «Je ne pouvais plus m'engager pour un patron», confie-t-elle. Maman d'un petit garçon, elle a vécu «cinq mois et demi d'enfer». Embauchée dans un cabinet de conseil, elle se retrouve à partager un bureau avec deux hommes.

Sa plainte classée sans suite

«Je devais me familiariser avec un logiciel. A chaque fois que j'avais un problème, le patron se mettait derrière moi, me bloquait contre le bureau et commençait à me toucher.» En quelques semaines, le massage des épaules se transforme en «mains aux fesses». Inquiète à l'idée de perdre son boulot, Solène finit tout de même par faire la leçon à son patron.

«Mais dès qu'il a cessé, son employé a pris le relais…» Les propos ne laissent pas place au doute. «Il était déterminé. Il m'a proposé un plan à trois avec une de ses copines.» C'est finalement la médecine du travail qui alerte les autorités. Les prud'hommes reconnaissent son licenciement comme «abusif». Mais sans preuve, sa plainte pour «harcèlement sexuel» est classée sans suite. «Il aurait fallu qu'il me viole…», conclut-elle émue.