Des «familles de vacances» manquent à l'appel

SOCIETE Chaque été, des enfants sont accueillis par des bénévoles...

Delphine Bancaud

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Un enfant accueilli dans une famille par le biais du Secours populaire.
Un enfant accueilli dans une famille par le biais du Secours populaire. — L. PENNEC

Chaque année, un enfant sur trois ne part pas en vacances. Pour y remédier, des associations (le Secours populaire, le Secours catholique, l'œuvre Louis-Conlombant, Sol en si...) proposent à des familles bénévoles d'accueillir chez elles des enfants défavorisés pour les vacances.

La crise se fait ressentir

Cette année, plusieurs d'entre elles redoutent de ne pas trouver suffisamment de familles d'accueil pour l'été. «Nous avons démarré les recherches et c'est difficile. Peut-être est-ce dû à la crise, car les familles sont bénévoles et que l'accueil d'un enfant pendant deux ou trois semaines engendre des frais supplémentaires», explique Dominique Desarthe, membre du bureau national du Secours populaire.

«Certaines familles ne renouvellent pas l'expérience, ou d'autres ne peuvent pas recevoir plus d'un enfant», renchérit Nelly Lefay, de l'œuvre Louis-Conlombant. Un souci, d'autant que plusieurs associations ont constaté une augmentation de l'ordre de 20% des bénéficiaires de l'aide alimentaire cette année, «ce qui laisse présager une plus forte demande d'accueil des enfants cet été», souligne Dominique Desarthe.

Pour inciter les familles à s'engager, le site jeveuxaider.com recense tous les besoins des associations en la matière. A bon entendeur...