Essonne: La même arme a été utilisée pour les quatre meurtres

ENQUÊTE e ministre de l'Intérieur Claude Guéant redoute qu'il s'agisse d'un tueur en série...

Bérénice Dubuc et C.C. avec agences

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La police scientifique au pied de l'immeuble de Grigny (Essonne) où une femme a été tuée le 5 avril 2012.
La police scientifique au pied de l'immeuble de Grigny (Essonne) où une femme a été tuée le 5 avril 2012. — P.VERDY / AFP

La police enquête sur une série de meurtres dans l'Essonne après la mort, jeudi à Grigny, d'une femme abattue de plusieurs balles dans la tête par un tireur qui a pris la fuite sur un deux-roues, a déclaré ce vendredi le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant.

Il s'agit, selon plusieurs médias, du quatrième crime commis en moins de cinq mois, dans des circonstances similaires, dans ce département de la banlieue parisienne. Et la même arme a été utilisée à chaque fois, selon une information du Figaro, confirmée par le ministère de l'Intérieur. 

Europe 1 rappelle ainsi qu'avant la mort de la femme de 48 ans à Grigny, «trois autres meurtres tout aussi inexpliqués» ont été commis au cours des quatre derniers mois dans trois communes de l’Essonne distantes de seulement quelques kilomètres.

Même arme et même mode opératoire

Le 27 novembre 2011, une femme de 35 ans, une jeune laborantine, a ainsi été abattue dans le parking souterrain de sa résidence, à Juvisy-sur-Orge, rappelle le site de la radio qui ajoute que l'ex-compagnon de la victime a avoué, a été mis en examen, et a été incarcéré. Le 21 février 2012, toujours à Juvisy, un ingénieur de 51 ans est tué. Puis, le 19 mars dernier, c'est au tour d'un retraité de 81 ans d'être abattu dans le hall de son immeuble à Ris-Orangis «par un homme qui visiblement l’attendait».

Selon les informations d’Europe 1 confirmées à l'AFP par des sources proches de l'enquête, les quatre meurtres ont été commis avec une arme de calibre 7.65. La même arme a même servi aux trois premiers crimes. Les résultats balistiques sont attendus pour savoir si c'est également le cas pour le quatrième assassinat. De plus, pour trois des quatre meurtres, un même mode opératoire a été relevé: le tueur abat sa victime par surprise et repart sur un deux-roues.

«Ce que je peux dire, c'est que pour le premier des meurtres qui remonte à novembre de l'année dernière, un auteur présumé a été interpellé et se trouve actuellement emprisonné», a dit Claude Guéant sur Europe 1. «Cela étant, cette série mérite évidemment toute notre attention et nous mettons le maximum de moyens sur cette affaire.» Comme on lui demandait s'il pourrait s'agir d'un tueur en série, Claude Guéant a répondu: «On peut le redouter.»