Créteil: Les parents des victimes d'un enseignant pédophile reçues au rectorat ce lundi

ÉDUCATION rois élèves de maternelle ont été agressées sexuellement par l'homme de 48 ans...

C.C.

— 

Le 02 avril 2012. Illustration de l'ecole maternelle Chateaubriand, Rue Corvisart, a Creteil. Un enseigant de 48 ans a ete mis en examen pour agression sexuelle sur 3 ecolieres de 4 ans.
Le 02 avril 2012. Illustration de l'ecole maternelle Chateaubriand, Rue Corvisart, a Creteil. Un enseigant de 48 ans a ete mis en examen pour agression sexuelle sur 3 ecolieres de 4 ans. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Ce sont des parents en colère qui vont être reçus ce lundi au rectorat de l’académie de Créteil après les agressions sexuelles commises par un enseignant d’une école maternelle de la préfecture du Val-de-Marne, rapporte Le Parisien. Une cellule de crise a également été mise en place ce lundi au sein de l'établissement, indique l'AFP

C’est grâce au témoignage des trois victimes, des fillettes âgées d’environ quatre ans, que le professeur de 48 ans a pu être arrêté le 19 ans mars dernier avant d’être mis en examen et remis en liberté sous contrôle judiciaire deux jours plus tard. L’agresseur présumé, qui enseignait dans l'établissement depuis quatre ans, a reconnu les faits et a été immédiatement suspendu de l’Education nationale. Selon la procureur de Créteil, Nathalie Bécache, «on n'a pas affaire à un grand prédateur».

Cependant, il a fallu que le ministère intervienne pour que le rectorat reçoive les familles des victimes, qui estiment n’avoir eu «aucune nouvelle, aucun soutien» de la part des responsables de l’académie de Créteil. «Nous avons été abandonnées par ceux-là mêmes qui auraient dû être à nos côtés et pour cela je veux qu’ils assument», a déclaré au Parisien l’un des parents. Certains d’entre eux ont assigné le rectorat en justice pour non-assistance à personne à danger.

Le recteur nie tout «dysfonctionnement»

«Profondément affecté» par l'affaire, le recteur, William Marois, a nié ce lundi tout «dysfonctionnement» avant de recevoir les parents des victimes. «L'Education nationale a joué son rôle en matière de protection des familles et des élèves», a-t-il déclaré, regrettant toutefois que les parents n'aient pas eu une écoute suffisante. De son côté, le ministère de l'Education nationale a annoncé ce lundi l'ouverture d'une enquête administrative pour vérifier si «les réponses appropriées à la gravité de la situation» ont été apportées aux parents d'élèves de l'école maternelle.

Selon la procureur de Créteil, les besoins de l'enquête ont pu expliquer la discrétion des autorités éducatives. «L'encadrement de l'école a été tenu à l'écart de l'enquête pour préserver la sincérité et la fiabilité des déclarations des jeunes écolières», a expliqué Nathalie Bécache à l'AFP.