Mort d'Enzo: L'ex-compagnon de sa mère condamné à 20 ans

© 2012 AFP

— 

Thierry Villetard, l'un des suspects du meurtre de Joanna Parrish commis en 1990 dans l'Yonne, a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle mercredi par les assises de l'Hérault pour le viol en mars 2010 de sa belle-fille de 14 ans.
Thierry Villetard, l'un des suspects du meurtre de Joanna Parrish commis en 1990 dans l'Yonne, a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle mercredi par les assises de l'Hérault pour le viol en mars 2010 de sa belle-fille de 14 ans. — Thomas Coex afp.com

L'ex-compagnon de la mère du petit Enzo, 2 ans, a été condamné ce vendredi à 20 ans de réclusion criminelle par la cour d'assises de Seine-et-Marne, pour avoir commis des violences répétées ayant entraîné la mort du bambin en mai 2008 à Nemours. Julien Chevalier, 31 ans, a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle, assortie d'une période de sûreté aux deux tiers de la peine. Il a été condamné à un suivi socio-judiciaire de 7 ans et à une injonction de soins. Il a également été condamné à ne pas exercer une activité en lien avec les mineurs.

L'avocat général Bruno Dalles avait requis 20 ans de réclusion criminelle à son encontre. La mère d'Enzo, Cécile Sergent, 27 ans, a quant à elle été condamnée à 5 ans de prison, dont 2 avec sursis, pour avoir assisté aux violences sans réagir. Elle a été condamnée à une obligation de soins psychologiques. Une peine de 5 ans de prison avait été requise. Elle a déjà effectué une peine de 21 mois de prison avant d'être placée sous contrôle judiciaire. Mais vendredi, elle n'a pas fait l'objet de mandat de dépôt à l'audience.

Enzo avait été frappé le 18 mai 2008, cogné par terre et contre les meubles de la salle de bains par Chevalier. Ce dernier avait même tiré sur l'enfant à trois ou quatre reprises avec un pistolet à billes, le touchant au visage. Enzo avait été emmené le lendemain à l'hôpital à l'initiative de sa nourrice. Il avait fait le 21 mai l'objet d'un signalement pour suspicions de maltraitance transmis au procureur de la République via le conseil général, avant d'être rendu à sa mère le 29 mai, faute d'éléments prouvant la maltraitance. Il sera retrouvé le 31 mai, inanimé, et mourra vers minuit, après avoir subi deux jours de violences.