Viol d'une magistrate française: un Comorien condamné à 7 ans de prison ferme

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Thierry Villetard, l'un des suspects du meurtre de Joanna Parrish commis en 1990 dans l'Yonne, a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle mercredi par les assises de l'Hérault pour le viol en mars 2010 de sa belle-fille de 14 ans.
Thierry Villetard, l'un des suspects du meurtre de Joanna Parrish commis en 1990 dans l'Yonne, a été condamné à vingt ans de réclusion criminelle mercredi par les assises de l'Hérault pour le viol en mars 2010 de sa belle-fille de 14 ans. — Thomas Coex afp.com

Un Comorien accusé d'avoir violé une magistrate française en 2007 sur l'île de Mayotte, 101ème département français dans l'Océan Indien, a été condamné à sept ans de prison ferme par le tribunal de Première instance de Moroni, a-t-on appris ce vendredi de source judiciaire. En outre, l'accusé a été condamné à trois ans de prison pour vol, selon la même source.

«Dix ans de prison ferme, trois ans pour vol, et sept ans pour viol», à l'encontre de Saindou Ahamada Hassan, surnommé «Mboedza» (poulpe), a détaillé le président du tribunal Mohamed Youssou. L'avocat de la victime, Me Rémi Boniface, du barreau de St-Denis (La Réunion), s'est déclaré «vraiment satisfait» de ce verdict.

«La victime voulait la justice, pas d'argent»

Le viol de la magistrate française sous la menace d'un couteau avait ému l'opinion, le coupable s'étant enfui à Anjouan, son île natale où il bénéficiait de la protection d'un parent haut placé dans l'appareil judiciaire. Malgré «les fortes pressions des Français» selon un magistrat, les autorités comoriennes avaient refusé d'extrader le coupable.

«C'est logique que les Comores refusent d'extrader l'un de leurs citoyens, mais des négociations ont eu lieu sur le lieu du jugement, la coopération judiciaire a bien fonctionné», a expliqué Me Boniface à l'AFP.

Interrogé sur l'état d'esprit de la victime (absente à l'audience), l'avocat a confié qu'elle «commence à s'apaiser grâce à la qualité de la justice. La victime voulait la justice, pas d'argent. On n'avait pas exigé de dommages et intérêts, mais que justice soit rendue».