Toulouse: Le siège est entré dans son deuxième jour

FAIT-DIVERS De nombreuses détonations ont retenti cette nuit. Objectif du Raid: inciter le tueur présumé à se rendre...

Bérénice Dubuc avec Reuters
— 
Les policiers derrière le périmètre de sécurité qui entoure le domicile de Mohamed Merah, le 21 mars 2012, à Toulouse.
Les policiers derrière le périmètre de sécurité qui entoure le domicile de Mohamed Merah, le 21 mars 2012, à Toulouse. — © F. SCHEIBER / 20 MINUTES

Le siège du suspect des tueries qui ont fait sept morts en France est  entré ce jeudi dans son deuxième jour, malgré les «manoeuvres  d'intimidation» de la police qui a fait exploser sa porte d'entrée, des  fenêtres et ouvert une brèche dans un mur. Mohamed Merah, qui ouvert le feu sur les policiers au début de leur  intervention mercredi peu après 3h dans un quartier calme  de Toulouse, a subi une vingtaine de détonations qui ont retenti  à intervalles réguliers à partir de 23h30 le même jour, avec une nette  accélération en fin de nuit.

>> Pour suivre le deuxième jour de siège, c'est par ici

Les trois détonations qui ont retenti aux alentours de 23h30, mercredi  soir, dans l'immeuble de Mohamed Merah, a fait penser que l'assaut avait donc été donné, alors que le Raid entrait dans sa 20e  heure de négociation avec le suspect afin de le convaincre de se rendre. Mais ces détonations n'étaient en fait qu'une tactique du Raid, qui a tenu à maintenir le suspect éveillé toute la nuit, des «manoeuvres d'intimidation» pour inciter le tueur  présumé à se rendre, selon le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet.

Le suspect ne souhaiterait plus se  rendre

«Ce sont des manoeuvres d'intimidation pour mettre la pression sur  le forcené qui a, semble-t-il, changé d'avis et ne souhaite plus se  rendre», a-t-il dit, refusant de parler d'assaut. Selon des sources policières, sa porte et des fenêtres ont volé en  éclats et une brèche a été ouverte dans un mur pour «avoir une meilleure  vision sur l'appartement». La stratégie de la police consiste à faire monter la pression pour  inciter ce Français d'origine algérienne à se rendre, l'objectif étant  de tout faire pour le prendre vivant afin que son éventuel réseau puisse  être démantelé.

Mohamed Merah, qui affirme appartenir à Al Qaïda, n'a pas exprimé le moindre regret aux négociateurs du Raid. «Il n'a pas de regret, si ce n'est de n'avoir pas eu le temps de  faire plus de victimes et il se vante (...) d'avoir mis la France à  genoux», a dit François Molins, le procureur de Paris, lors d'une  conférence de presse mercredi à Toulouse

>> En raison de nombreuses contributions ne respectant pas la charte de modération, nous avons fermé cet article aux commentaires.

>> Nous vous invitons à réagir sur cet article dédié ici et nous faire part de vos témoignages également via reporter-mobile@20minutes.fr