EN DIRECT - Toulouse: Mohamed Merah «était mort quand il a touché le sol»

P.B., B.D., avec agences

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Les policiers derrière le périmètre de sécurité qui entoure le domicile de Mohamed Merah, le 21 mars 2012, à Toulouse.
Les policiers derrière le périmètre de sécurité qui entoure le domicile de Mohamed Merah, le 21 mars 2012, à Toulouse. — © F. SCHEIBER / 20 MINUTES
12h10: La déclaration de Claude Guéant sur l'opération du Raid


12h09: Deux policiers blessés dans l'assaut, annonce Guéant
Le ministre de l'Intérieur a «salué le professionalisme du Raid», et confirmé «deux blessés supplémentaires, un au pied, l'autre est toujours en cours d'examen». Il est «sans doute choqué, mais le médecin n'a pas d'inquiétude en ce qui le concerne». Claude Guéant a ensuite tenu à «rendre hommage à tous les services de police» impliqués dans l'enquête et l'opération de ce jeudi matin.

12h05: Les fonctionnaires du Raid n'avaient jamais vu un assaut d'une telle violence»
«A 10h30 trois grenades ont été envoyées. Aucune réaction ne s'est manifestée. Les fonctionnaires du Raid ont alors entrepris d'entrer par la porte et les fenêtres, dont les volets avaient été enlevés cette nuit», a continué le ministre de l'Intérieur.
«Des moyens techniques de vidéos ont ensuite été introduits pour inspecter les différentes pièces de l’appartement.» Aucune présence n'a été relevée dans les toilettes ni «sur la façade». «Il ne restait que la salle de bain.» «Au moment où les moyens vidéos étaient introduits dans la salle de bain, Mohamed Merah en est sorti en tirant avec une extrême violence», explique le ministre.
«Les fonctionnaires du Raid se sont protégés et ont riposté, a ajouté Claude Guéant. Les snipers qui étaient en face ont tenté de le neutraliser. Mohamed Merah a sauté par par la fenêtre avec une arme à la main en continuant à tirer. Quand il est arrivé au sol, il était mort.»

12h02: Guéant revient sur le déroulement de l'opération
Le ministre de l'Intérieur indique que «tueur a révélé son extrême dangerosité» mercredi soir lors d'un «dernier contact». «A 22h45 il a annoncé qu’il ne se rendrait pas, et que s’il était pris il tuerait des policiers. Ce matin la décision a été prise de l’interpeller.»

12h: Claude Guéant  s'adresse à la presse


11h59: Mohamed Merah a tiré sur le Raid depuis un balcon, selon nos informations

11h57: Mohamed Merah «faisait le mort»
Le forcené avait cessé de communiquer avec les négociateurs cette nuit, et ne bougeait plus. «Il faisait le mort», a expliqué une source policière à notre envoyé spécial.

11h56: Selon l'AFP, le suspect était porteur d'une sacoche au contenu indéterminé.

11h54: Une partie de la séquence de la fusillade filmée par les caméras de télévision


11h48: 300 cartouches ont été tirées
Au total, 300 cartouches ont été tirées lors de l'échange de tirs entre le Raid et le suspect, selon la police citée par l'AFP.

11h44: Trois policiers du Raid auraient été blessés dans l'assaut, dont un grièvement, selon Europe 1
11h43: Mohamed Merah a tenté de fuir, Kalachnikov à la main, et a été abattu, selon LCI

11h42: Une ambulance quitte les lieux toutes sirènes hurlantes

11h39: «Mohamed Merah est mort les armes à la main», confirme à notre envoyé spécial le ministère de l'Intérieur
11h38: Mohamed Merah est mort, confirme une source policière à notre envoyé spécial

11h35: Et maintenant le silence...


11h35: La calme est revenu depuis une minute, les tirs ont duré près de 7 minutes
11h33: Mohamed Merah «résiste»
Selon notre journaliste sur palce, Merah «résiste», «semble avoir beaucoup de munitions». «On ne sait pas qui tire.»

11h31: Cela fait maintenant plus de 3 minutes que l'on entend des rafales de tir et des explosions non stop

11h27: Des rafales de tirs entendues sur place, ainsi que de nombreuses explosions

11h24: Une source policière explique au journaliste du Monde pourquoi il ne s'agit pas d'un «assaut»


11h23: Un camion de pompiers vient à nouveau de pénétrer dans le périmètre
11h17: Les hommes du Raid progresseraient «pas à pas»
Les hommes du Raid progresseraient «pas à pas» dans l'appartement de Merah, a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête. Ils progressent tout doucement dans l'appartement dans l'éventualité où il serait piégé, a dit cette source. On ignore si Mohamed Merah est vivant. Celui-ci «ne s'est pas manifesté».

11h11: Le Raid dans l'appartement?
Selon l'envoyé spécial de i-Télé citant «un témoin visuel», «les hommes du Raid sont entrés puis ressortis de l'immeuble, mais il n'a pas été possible de savoir s'ils avaient pénétré dans l'appartement du suspect». Il ajoute que des bâches ont été tendues à leur sortie du bâtiment.

11h06: Des véhicules de secours quittent les lieux à vide
Les pompiers ont retiré leurs équipements et des véhicules sont repartis des lieux, vides et sans sirène. Aucune source n'indique pour l'instanta si Mohamed Merah est mort ou vivant.

11h05: Des «mouvements» mais pas d'assaut selon l'Intérieur joint par Le Monde

11h02: Le dénouement est en cours dans le siège de Mohamed Merah
Le dénouement était en cours vers 11h, a indiqué à l'AFP une source proche de l'enquête. Cette source, qui estimait que le siège entamé à 3h20 mercredi devrait aboutir désormais «rapidement», n'a pas souhaité en revanche dire si Mohamed Merah était ou non vivant.

11h:Des vérifications dans l'appartement, selon La Dépêche du Midi

10h55: Les forces d'intervention auraient pénétré dans l'appartement de Mohamed Merah, a confirmé une source policière à notre envoyé spécial
10h50: Un véhicule médicalisé des pompiers a pénétré dans le périmètre de sécurité, selon un journalistes de l'AFP
10h48: Le Raid dans l'appartement, selon un journaliste de France 3


10h41: Rendre le forcené «plus vulnérable»
Les trois détonations entendues avaient pour but de rendre le forcené «plus vulnérable», selon Didier Martinez, du syndicat Unité SGP Police interrogé par notre journaliste sur place.

10h38: Le véhicule du Samu a quitté les lieux sans personne à l'arrière, selon notre journaliste sur place

10h36: Selon le journaliste du Monde sur Twitter, un autre véhicule de pompiers vient boucher la vue des journalistes vers la rue du Colonel Vigné».

10h33: Selon iTélé, un véhicule du Samu serait parti toutes sirènes hurlantes de la rue du Sergent Vigné

10h30: Plusieurs détonations ont été entendues
Selon notre journaliste sur place, trois grosses détonations ont été entendues.

10h26: Il manque juste «le top», selon le journaliste du Monde sur place

10h20: Une intervention dans la demie-heure qui vient?
Selon l'ex-négociateur du Raid sur BFM TV, «ça va intervenir dans le quart d'heure ou la demie heure qui suit».

10h09: «Nous ne savons pas tout» sur l'opération du Raid, selon Bayrou
Le candidat MoDem à la présidentielle a estimé qu'il y avait une part d'inconnu dans l'opération du Raid. «J'imagine que les forces de police et de renseignement savent ce qu'elles font et nous ne savons pas tout», a déclaré François Bayrou sur BFM TV/RMC.

10h07: Pour Bayrou, la campagne n'a jamais cessé
Le candidat du MoDem à l'élection présidentielle a estimé que l'affaire allait modifier la tonalité de la campagne, dont il estime au demeurant qu'elle n'a pas vraiment été suspendue. «Je souhaite que la campagne change dans le ton et dans le fond», a-t-il déclaré à RMC et BFM-TV. «Depuis des mois, on a (...) une campagne de diversion, une campagne dans laquelle on agite (...) des sujets secondaires», a-t-il poursuivi.« Je ne veux pas qu'on retombe dans cette ornière (...) Je ferai tout ce qu'il faut pour que cette campagne électorale s'intéresse à l'essentiel.»
Le président du MoDem estime cependant que la campagne électorale a, en vérité, «continué par d'autres moyens». «Je pense que la campagne ne s'est jamais interrompue - je n'en fais pas d'ailleurs grief», a-t-il ajouté. «Ces événements ont été l'occasion pour le président de la République de montrer une certaine image de la fonction et pour les autres candidats de montrer une certaine idée qu'ils se font de leur place dans leur pays.»

10h04: Un camion de pompiers cache la vue de l'immeuble
C'est ce qu'explique une journaliste de France Bleu Toulouse sur Twitter.

 
9h57: A l'étranger aussi, le siège de Toulouse captive les médias
Plusieurs médias étrangers proposent à leur public de suivre en continu le siège de Toulouse, comme la BBC, le Guardian, ou encore le site du journal suédois Aftonbladet.

9h52: Juppé n'a «personnellement aucune raison de penser qu'il y ait eu une faille»
Dans une déclaration à l'AFP, Alain Juppé est revenu sur ses propos sur Europe 1. «Je n'ai personnellement aucune raison de penser qu'il y ait eu une faille» des services de renseignement dans la surveillance de Mohamed Merah. «S'il apparaissait qu'il y en ait une, bien évidemment il faudrait que la clarté soit faite mais je ne prends absolument pas à mon compte cette affirmation», précise-t-il.

9h49: Réunion technique de Claude Guéant
Le ministre de l'Intérieur va tenir une réunion technique à 50m de l'immeuble où est rentranché l'auteur présumé de la tuerie de Toulouse et de Montauban avec le procureur de Paris, François Molins, le directeur de la PJ, Christian Lothion, et le directeur général de la police nationale, François Péchenard, annonce Le Figaro.

9h41: Le maire de Toulouse appelle à un rassemblement républicain vendredi à 12h
Pierre Cohen et les élus du Conseil municipal invitent tous les Toulousains à un rassemblement républicain, vendredi 23 mars à 12h sur la place du Capitole, pour témoigner leur solidarité aux familles des victimes et leur refus des haines raciste et antisémite.

9h30: «Rien de nouveau»
«Il n'y a rien de nouveau», indique-t-on à l'AFP dans l'entourage du ministre de l'Intérieur, alors que du mouvement autour de l'immeuble où Mohamed Merah est retranché fait penser qu'un assaut est imminent.

9h25: Les deux victimes suivantes auraient dû être le chef de la BAC de Toulouse et un fonctionnaire de la DCRI
D'après les informations du Point, les deux prochaines victimes de Mohamed Merah «auraient dû être le chef de la BAC (brigade anticriminalité) de Toulouse et un fonctionnaire de la DCRI locale de confession musulmane».

9h20: Claude Guéant vient d'arriver sur les lieux
Le procureur de Paris, François Molins, est également arrivé sur les lieux.

9h16: Un «grand frère» raconte Mohamed Merah
Abdallah un «grand frère» de la cité où a grandi Mohamed Merah, âgé d'une quarantaine d'années, a raconté à Europe 1 ce qu'il savait du jeune homme. Il décrit le tueur présumé comme un jeune homme comme les autres. «On ne pensait pas que lui allait faire ça. On pensait plutôt à des caïds du quartier qui font très peur. Parce que des garçons comme ça, il y en a plein dans les quartiers, mais lui n'en faisait pas partie».
Abdallah l'a croisé entre la tuerie de Montauban et celle de Toulouse. «Je l'ai vu entre les deux tueries, avant même celle de l'école. Tout le monde l'a vu dans le quartier. Ca veut dire qu'il se promenait et le jour où il est venu, on s'est dit: "Merde, il aurait pu nous bastonner tous"», commente Abdallah. «Il était lucide, il faisait comme il faisait d'habitude, ses rodéos, ses dérapages.»

9h10: L'assaut imminent?
Selon les informations de Métro, les forces de l'ordre s'apprêteraient à donner l'assaut. Selon Le Parisien, un véhicule du Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) a pris position à côté de l'immeuble où est retranché Mohamed Merah. Sur les images de BFM TV, on observe des pompiers en train de se préparer, avec masques et bouteille à oxygène dans le dos. Un brancard a été amené sur place.

9h07: Alain Juppé veut «faire la clarté»
Le ministre des Affaires étrangères a estimé sur Europe 1 qu'il faut «faire la clarté» sur une éventuelle faille des services de renseignement dans la surveillance de Mohamed Merah. «Je comprends qu'on puisse se poser la question de savoir s'il y a eu une faille ou pas. Comme je ne sais pas s'il y a eu une faille, je ne peux pas vous dire quel genre de faille mais il faut faire la clarté là-dessus», a-t-il déclaré.
Il a ajouté que les autorités le veulent «toujours vivant pour qu'il soit jugé et que les familles puissent assumer leur deuil».

9h02: Peur des «réactions dans certains quartiers aux mains des islamistes fondamentalistes»
Marine Le Pen a jugé curieux sur France Info que le siège du logement de Mohamed Merah dure toujours. «Je pense que le gouvernement a peur que si un assaut était donné et que lors de cet assaut (Mohamed Merah) perde la vie, il y ait des réactions dans un certain nombre de quartiers qui sont aux mains des islamistes fondamentalistes», a-t-elle dit.
Selon elle, l'islamisme a été sous-estimé et a mis en cause le Qatar, qui selon elle finance le développement de l'islamisme. «On négocie la paix civile et sociale dans un certain nombre de quartiers, et pour cela on laisse se développer des réseaux, des influences».

Toulouse : Marine Le Pen pointe "un certain... par FranceInfo
9h: Marine Le Pen met en cause le renseignement français
Selon la candidate d'extrême-droite qui s'exprimait sur France info, les renseignements ont commis une faute dans la surveillance de Mohamed Merah et plus généralement dans l'évaluation de la menace islamiste. «On devrait tout savoir sur cet homme déjà. Très honnêtement, il faudra qu'on ait aussi ce débat pour savoir si les services de renseignement ont mis toutes les précautions de leur côté», a-t-elle dit.
Elle a estimé que d'autres mesures auraient pu être prises contre Mohamed Merah, comme un placement sur écoute administrative, possible légalement. «Je pense que quand quelqu'un est condamné 15 fois, qu'il fait l'objet de plaintes, il y a largement de quoi faire des perquisitions, savoir si cet homme est armé», a-t-elle dit.

8h59: Juppé rappelle que les actes antisémites ont diminué ces dernières années
«Nous avons marqué des points au cours des dernières années contre l'antisémitisme, le nombre des actes antisémites s'est effondré. Bien sûr il y a cette tragédie, mais je voudrais rappeler que ce monstre a tué des personnes appartenant à diverses religions: des juifs, mais aussi des musulmans et un chrétien», a indiqué sur Europe 1 le ministre des Affaires Etrangères.

8h57: Benjamin Netanyahou a rencontré à Jerusalem la famille Sandler, selon BFMTV

8h52: Peur de la stigmatisation
Abdellatif Mellouki, vice-président du Conseil régional du culte musulman et de la maison de quartier de Bagatelle à Toulouse a déclaré sur Europe 1 que «c'est une inquiétude qui a commencé depuis la semaine dernière et qui continue. Les musulmans de la région ont l'«inquiétude d'être encore stigmatisés avec ces événements dramatiques», et ont «peur d'une vengeance de groupes extrêmistes, qui se revendiquent nationalistes».
«Il n'y a pas encore de geste ou autre. Les gens, dans leur majorité, sont lucides et intelligents pour ne pas récupérer cela. Mais cela va se voir dans les jours à venir, tout dépend des événements qui vont arriver.» Il a ensuite appelé les politiques et les médias à «ne pas laisser récupérer ni les uns ni les autres ces événements cruels».



8h50: Fabius promet d'être «dur avec le crime»
L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a indiqué sur France 2 qu'«en cas de victoire de Hollande, nous serons durs avec le crime», admettant que les questions de sécurité seraient «peut-être» davantage abordées lors de la suite de la campagne.

8h44: Guéant souligne la difficulté de lutter contre «un individu isolé»
Claude Guéant, toujours sur RTL, a défendu l'enquête ayant conduit à Mohamed Merah, détaillant son déroulement jour après jour. Le ministre de l'Intérieur a souligné la difficulté de lutter contre «un individu isolé».

8h40: Pierre Moscovisci appelle Jean-François Copé «à la décence»
Le directeur de campagne réagissait sur Europe 1 aux propos du secrétaire national de l'UMP dans Le Figaro, qui a invité le candidat socialiste à la campagne présidentielle «à garder la dignité qui convient» vis-à-vis du drame de Toulouse.
«J'ai trouvé ces propos d'une indignité absolue. Où Jean-François Copé a-t-il trouvé dans les propos ou dans l'attitude de François Hollande le moindre mot, le moindre geste qui soit d'une nature à créer une distance par rapport à ce consensus national?»
Il a ajouté qu'il avait «pu voir à quel point (François Hollande) a été d'abord touché, puis affecté et la gravité qu'il a observé, et la réaction qui a été la sienne», et qu'en conséquence, «il y a là une manœuvre politique, une opération de récupération et de stigmatisation qui est indigne. C'est quelque chose qui dégrade, qui abaisse le débat».

8h32: François Bayrou est «d'accord avec ce que le ministre de l'Intérieur fait», a-t-il déclaré sur RMC/BFMTV
8h25: Mohamed Merah a tiré deux fois cette nuit
Selon l'envoyé spécial de RTL, «Mohamed Merah a tiré deux fois cette nuit, deux coups très rapprochés». Cependant, les policiers sur place ne pensent pas qu'il se serait suicidé.

8h08: Un point avec le procureur dans la matinée
Claude Guéant a indiqué qur RTL que l'objectif restait de prendre le suspect vivant et qu'un point serait fait «tout à l'heure avec le procureur de la République».

8h02: «Nous espérons qu'il est encore vivant»
Mohamed Merah n'a donné aucun signe de vie et aucun contact n'a pu être établi entre lui et les policiers dans la nuit, un phénomène que Claude Guéant juge «étrange».
«Hier, dans le début de la soirée il avait annoncé qu'il se rendrait à 22h45, un nouveau contact a donc été établi à 22h45 et il est alors rentré dans une autre logique qui est une logique de rupture», a-t-il déclaré au micro de RTL. «C'est assez étrange qu'il n'ait jamais réagi» aux détonations des engins du Raid. «Depuis, malgré les efforts redoublés tout au long de la nuit pour rétablir le contact par la voix et par la radio, il n'y a eu aucun contact, aucune manifestation de sa part.»

07h56: «Il veut mourir les armes à la main»
Selon Claude Guéant sur RTL, Merah «a déclaré qu'il voulait mourir les armes à la main. Depuis, malgré les efforts redoublés tout au long de la nuit pour rétablir le contact par la voix et par la radio, il n'y a eu aucun contact, aucune manifestation de sa part.» Prié de dire si la police allait donner l'assaut, le ministre a dit: «Il va falloir que nous en sortions, ça c'est clair.»

07h31: Le forcené «ne veut plus se rendre»
Mohamed Merah, cerné depuis maintenant 28 heures, «semble dans une posture très fermée» depuis hier soir. «Il ne veut plus se rendre. Et il a l'air très déterminé» indique une source proche de l'enquête.

6h40: Deux nouvelles détonations
On ne sait pas si les négociations se poursuivent à ce stade, après 28 heures de siège.

5h30: Les forces de l'ordre continuent avec la même stratégie
Une ou deux détonations légères suivies d'une plus importante, avec des flashes lumineux. Il s'agit sans doute d'empêcher Mohamed Mehra de dormir tout en le poussant à bout pour qu'il se rende.

4h45: Quatre légères détonations
Toujours sans mouvement derrière.

4h30: Rien ne bouge
Pour l'instant, c'est le statu quo, et notre envoyé spécial est parti faire une sieste bien méritée. Si ça bouge, nous vous tiendrons au courant.


3h30: Deux nouvelles détonations
Cela fait donc une dizaine depuis le début de la soirée, sans que les forces de l'ordre ne donnent l'assaut.

>> Si vous êtes encore avec nous, c'est que vous êtes soit 1/ insomniaque 2/ fan de sports US 3/ expatrié. Deux nouvelles: en NBA, les Knicks viennent de remporter leur 5e succès consécutif sous les ordres de Mike Woodson; en NFL, Tim Tebow fait ses valises pour les New York Jets.

3h00: Siège, jour 2
Cela fait 24 heures que les forces de l'ordre ont bouclé le quartier. Elles sont arrivées hier vers 3h, puis ont essayé d'entrer au domicile du suspect vers 3h20. Une opération lors de laquelle deux policiers ont été blessés.

2h30: Nouvelle légère détonation
C'est la cinquième, en moins d'une heure, sans que l'on sache avec assurance quelle stratégie suivent les membres du Raid.

2h15: Des mouvements de projecteurs sur l'immeuble
Selon notre envoyé spécial, on voit désormais «des mouvements de projecteurs sur la facade de l'immeuble». Il précise que «les riverains, badauds et jeunes sont revenus au niveau du cordon de policiers principal. Mais pas de mouvement notoire au sein du dispositif de securite».


2h05: Pas de nouveaux mouvements
Depuis les 4 nouvelles détonations (sans doute 3 d'armes à feu et 1 d'un explosif), aucun mouvement n'a été noté. La même stratégie de «pression» semble donc être adoptée.

1h45: De nouvelles détonations
Au moins deux détonations, moins fortes que celles de 23h20, ont retenti. Toujours pas de mouvement. Une 3e forte explosion a été entendue à 1h48. Un envoyé spécial d'I>Télé parle de «deux coups de feu».


1h35: Une femme affirme qu'elle avait averti la police de la «radicalité» de Merah
Le Télégramme a recueilli le témoignage d'une voisine qui ne décolère pas: «Je suis sidérée. Il a fallu que tous ces gens soient tués pour que Mohamed Merah soit enfin arrêté. C'est un énorme gâchis.» Elle affirme avoir «porté plainte contre Mohamed Merah deux fois» et «relancé à de très nombreuses reprises» les policiers de la «radicalité» de Merah, qui avait tenté «d'embrigader» son fils, il y a deux ans.

1h20: On entame la 23e heure
22 heures se sont écoulées depuis que les forces du Raid ont tenté de pénétrer dans l'appartement, à 3h20, dans la nuit de mardi à mercredi.

1h00: Reprise des négociations?
Plusieurs confrères parlent d'une «reprise des négociations», mais cette fois-ci à l'intérieur de l'immeuble. Nous n'avons pas encore pu vérifier l'information.

Selon notre envoyé spécial sur place, une véhicule de police est passé à toute vitesse devant les journalistes, sa sirène enclenchée. A priori, une fausse alerte
0h40: Des manoeuvres d'intimidation mais «pas d'assaut»
Le ministère français de l'Intérieur dément  que l'assaut ait été donné, même si la police a entamé des «manoeuvres d'intimidation».
L'adjoint au maire de Toulouse chargé de la sécurité, Jean-Pierre Havrin, ainsi que des sources policières, avaient annoncé à Reuters que l'assaut avait commencé. Le Raid a fait sauter une porte et créé une brèche dans un mur, a-t-on ajouté de même source, précisant que les policiers n'étaient pas entrés dans l'appartement. «Ce sont des manoeuvres d'intimidation pour mettre la pression sur le forcené qui a, semble-t-il, changé d'avis et ne souhaite plus se rendre», a dit à Reuters le porte-parole du ministère de l'Intérieur, Pierre-Henry Brandet. «Il n'y a pas d'assaut», a-t-il ajouté.

00h17: Faire réagir le suspect
Les trois détonations entendues seraient dues à l'explosion de la porte d'entrée de l'immeuble ou de l'appartement de Mohamed Merah, selon notre envoyé spécial. D'autres croient savoir qu'il s'agissait en fait d'un volet. Le tout aurait pour but non pas de donner véritablement l'assaut, mais de faire réagir le suspect.

0h05: Les policiers seraient entrés
Selon Fabrice Valéry, rédacteur en chef adjoint du 19/20 à France3 Midi-Pyrénées.
 
0h00: Situation offensive
Sur i>Télé, Christophe Copenne, ancien négociateur du Raid, analyse la situation, précisant ne pas avoir «tous les éléments». Il y a, selon lui, «une impression que sa volonté de se rendre était peut-être factice, cela va obliger les forces à passer à une situation offensive, peut-être pour tester sa détermination».


23h50: Mohamed Merah refuse de se rendre
D'après des informations d'i>Télé, Mohamed Merah refuserait à présent de se rendre, contrairement à ce qu'il affirme depuis ce mercredi matin. Après avoir annoncé qu'il se rendrait en début d'après-midi, il avait ensuite indiqué qu'il le ferait en fin de soirée.

23h40: L'adjoint au maire de Toulouse chargé de la sécurité confirme que l'assaut a été donné, selon Reuters.

23h30: Trois détonations ont retenti. L'assaut a visiblement commencé, selon notre envoyé spécial.
Les détonations ont été suivies d'un long silence. Aucun mouvement n'est signalé depuis.

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