Une minute de silence dans 50.000 écoles, collèges et lycées ce mardi matin

COMMÉMORATION ne grande liberté a été laissée aux chefs d'établissement, tant sur le fond que sur la forme...

Enora Ollivier

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Une minutes de silence a été respecté dans toutes les écoles françaisesen hommage aux victimes de la tueire de Toulouse, le 20 mars 2012.
Une minutes de silence a été respecté dans toutes les écoles françaisesen hommage aux victimes de la tueire de Toulouse, le 20 mars 2012. — GILLES VARELA/20 MINUTES

Il était plus de midi, lundi, quand Nicolas Sarkozy a indiqué qu’une minute de silence serait observée dans tous les établissements scolaires, en mémoire des enfants et du professeur tués à Toulouse. Il était 11 heures précises, quand élèves, enseignants et personnels éducatifs se sont tus, ce mardi matin. La communauté éducative a donc disposé de moins de 24 heures pour organiser une commémoration nationale, dans près de 50.000 écoles, collèges et lycées en France.

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«Il y a eu des précédents», précise-t-on au ministère de l’Education, comme au lendemain du 11 septembre 2001.

«Liberté pédagogique»

Peu de consignes ont été données aux chefs d’établissements que ce soit sur le fond ou sur la forme. Les responsables avaient ainsi le choix d’organiser un rassemblement dans la cour de l’école ou de laisser les élèves observer la minute de silence en salle de classe. De même, «il revenait à chacun d’expliquer le sens et le contexte de cette minute de silence, avec un maximum de tact», indique le ministère, qui met en avant la «liberté pédagogique» de chaque chef d’établissement et de chaque enseignant.

«C'est d'abord un moment de recueillement, puis peut-être l'occasion d'évoquer ce drame, ces questions d'insécurité, l'évolution de la société», a expliqué le ministre de l’Education Luc Chatel, avant d’observer lui-même une minute de silence, aux côtés de Nicolas Sarkozy, dans un collège parisien.

Les classes de maternelles, qui devaient au départ participer à la commémoration, n’ont finalement pas été concernées. «Nous avons jugé qu’un recueillement de la sorte n’était pas approprié pour des enfants de moins de 6 ans», commente-t-on au ministère, où l’on précise toutefois qu’«aucune interdiction n’a été donnée».