Hollande déçoit les Fessenheim

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Les syndicats de Fessenheim avaient convié François Hollande à visiter leur centrale, c'est finalement dans son QG de campagne, à Paris, qu'ils l'ont rencontré, lundi matin. Déplorant sa volonté de fermer leur site en cas de victoire à la présidentielle, ils espéraient le sensibiliser au sort de ses 900 salariés d'EDF et sous-traitants. Interrogé sur France Info, le candidat PS estimait que le démantèlement de la centrale n'entraînerait « aucune suppression d'emploi ». Pour les syndicats, « seules 50 personnes y travailleront encore et ce ne seront pas des agents EDF ».
« Cette entrevue nous laisse un goût amer, confie Sylvain Bouillot de la CFE-CGC. Hollande est resté sur des généralités face à nos arguments. [...] Il est acculé par l'accord signé avec les Verts. » En vue du scrutin législatif de juin, socialistes et écologistes se sont entendus sur la fermeture de 24 des 59 centrales du pays d'ici à 2025. Le candidat PS a quitté son QG, lundi, sous les cris de « casse-toi sale vendu » et autres insultes proférées par des salariés de Fessenheim.
à Strasbourg, Philippe Wendling