Tuerie de Toulouse: La France se recueille après le drame

HOMMAGE Un millier de personnes ont célébré la mémoire des victimes à Toulouse...

A Toulouse, Julie Rimbert

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Avant la cérémonie religieuse , la communaté juive a reçu des personnalités.
Avant la cérémonie religieuse , la communaté juive a reçu des personnalités. — FRED SCHEIBER / 20 MINUTES

Un office religieux digne et dans le recueillement. Près d'un millier de Toulousains sont venus lundi dans une synagogue du centre-ville pour célébrer la mémoire des quatre victimes tuées lors de la fusillade au collège-lycée Ozar Hatorah. De nombreuses personnalités politiques – Claude Guéant, François Bayrou, Pierre Cohen, Pierre Izard et Martin Malvy – ont assisté à cette cérémonie dirigée par le grand rabbin de France, Gilles Bernheim. «Ce que nous avons vécu, c'est le pire cauchemar. Il va falloir vivre avec ça et nous relever, a-t-il déclaré. C'est un assassinat froidement prémédité, planifié de trois petits anges. C'est l'acte d'un barbare qu'on croyait appartenir à un autre âge.»

Veillée autour des victimes

Dans l'assistance, les pleurs des adolescents venus se recueillir résonnent dans l'édifice religieux. «Comment peut-on tuer des enfants aussi jeunes avec un tel sang-froid et une telle froideur? sanglote Sarah. Il les a abattus comme des animaux. C'est horrible.» La synagogue étant trop petite, des centaines de personnes étaient massées hier après-midi dans la rue. Emilie, une lycéenne de 17 ans, voulait simplement apporter son soutien aux familles des victimes de cette terrible tuerie. «Qu'on soit juif ou non, se faire tuer alors qu'on va à l'école pour étudier, c'est inimaginable. Tant que la police ne l'aura pas arrêté, je ne serai pas tranquille car on ne sait pas s'il ne va pas recommencer ailleurs.»

Une veillée autour des corps des victimes, qui devait durer toute la nuit, se tenait hier soir à l'école Ozar Hatorah. A Paris, quelques milliers de personnes, dont beaucoup de jeunes, se sont rassemblées lundi soir place de la République pour une marche silencieuse.

Une minute de silence

Le président de la République a estimé que le quadruple assassinat de lundi ne concernait pas que la communauté juive, mais toute la communauté nationale. Il a annoncé qu'il y aurait ce mardi une minute de silence dans toutes les écoles de France.