Tuerie de Toulouse: La section anti-terroriste de Paris se saisit de l'enquête

DRAME Les enquêteurs tentent d’identifier les points communs entre la fusillade de lundi et les meurtres des parachutistes à Toulouse et Montauban...

A Toulouse, William Molinié

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Les trois affaires de Toulouse et Montauban sont désormais entre les mains du procureur de Paris qui a saisi lundi la section antiterroriste pour mener à bien cette enquête. Les enquêteurs tentent d'identifier les points communs entre les meurtres des parachutistes de Toulouse et de Montauban, les 11 et 16 mars, et la tuerie de ce lundi. «Il y a une forte probabilité qu'il s'agisse d'un seul et même individu», confiait lundi une source judiciaire. Selon les premiers éléments, il semblerait que le même scooter ait été utilisé à trois reprises. Une plaque d'immatriculation aurait été identifiée, selon une source policière.

Un calibre «difficile à trouver»

Une même arme revient sur les trois scènes de crime. Un 11,43 mm, «qui n'est pas d'origine et qui a été trafiqué pour être transformé en arme automatique», assure cette même source. Un calibre «difficile à trouver et très prisé par les amateurs d'armes», précise un autre policier. Autre fait troublant, le mode opératoire. «Il est le même à chaque fois. L'homme est déterminé et tue froidement», précise-t-on au parquet de Paris. Selon Le Point, les enquêteurs privilégieraient désormais la piste de trois militaires néonazis exclus en 2008 du 17e régiment de génie parachutiste de Montauban. Ces derniers s'étaient pris en photo devant un drapeau à croix gammée en faisant le salut nazi. «Il faut agir vite avant que ça ne se répète», conclut une source judiciaire.