Abdelhamid Hakkar sort de prison après 27 ans d'incarcération

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Abdelhamid Hakkar, un des plus anciens détenus de France, auteur de quatre tentatives d'évasion, est sorti de prison dimanche soir après 27 ans d'incarcération pour le meurtre d'un policier qu'il a toujours nié, a annoncé de Besançon un de ses frères à l'AFP.
Abdelhamid Hakkar, un des plus anciens détenus de France, auteur de quatre tentatives d'évasion, est sorti de prison dimanche soir après 27 ans d'incarcération pour le meurtre d'un policier qu'il a toujours nié, a annoncé de Besançon un de ses frères à l'AFP. — afp.com

Abdelhamid Hakkar, un des plus anciens détenus de France, auteur de quatre tentatives d'évasion, est sorti de prison ce dimanche soir après 27 ans d'incarcération pour le meurtre d'un policier qu'il a toujours nié, a annoncé de Besançon un de ses frères.

Agé de 56 ans, Abdelhamid Hakkar, qui a quitté à 18h la prison d'Ensisheim (Haut-Rhin), n'est pour l'instant qu'en permission. La fin officielle de son incarcération interviendra mardi matin, une fois que les autorités pénitentiaires de la maison d'arrêt de Besançon lui auront posé un bracelet électronique, a expliqué ce proche qui a souhaité conservé l'anonymat. Abdelhamid Hakkar vivra au sein de sa famille à Besançon et travaillera dans une association de réinsertion de détenus.

Condamné à trois reprises

Abdelhamid Hakkar a été condamné à trois reprises à la perpétuité pour le meurtre d'un policier à Auxerre en 1984. Il a obtenu de la Cour européenne des droits de l'homme d'être rejugé après un procès dont il avait été partiellement absent, et pour lequel il avait récusé ses avocats commis d'office.

Durant sa détention il a aussi été condamné à quatre reprises pour des tentatives d'évasion. Cela lui a notamment valu de passer 12 ans à l'isolement et d'être transféré 45 fois. «Au début il essayait de s'évader, après il s'est battu au niveau juridique», avait noté son avocate, en rappelant les innombrables recours déposés par son client.

Celui-ci s'était aussi signalé en signant en 2006 en compagnie de neuf autres détenus de Clairvaux (Aube) un texte réclamant «le rétablissement de la peine de mort», qu'ils disaient préférer à la «perpétuité réelle» les faisant «crever à petit feu». En 2008 il avait également observé une grève de la faim durant 42 jours pour «dénoncer l'acharnement de la justice française contre lui».