Affaire Karachi: Le parquet général rejette un dessaisissement des juges

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La Cour de cassation se prononcera le 21 mars sur la requête de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine demandant le dessaisissement des juges qui instruisent le volet financier de l'affaire Karachi, une requête à laquelle s'oppose le parquet général.
La Cour de cassation se prononcera le 21 mars sur la requête de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine demandant le dessaisissement des juges qui instruisent le volet financier de l'affaire Karachi, une requête à laquelle s'oppose le parquet général. — Thomas Samson afp.com

Le parquet général de la Cour de cassation a requis ce mercredi le rejet de la requête de l'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine, qui demande le dessaisissement des juges d'instruction chargés du volet financier de l'affaire Karachi.

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«Le nombre des arguments soulevés» par Ziad Takieddine à l'appui de sa requête «ne peut suffire à en justifier le bien-fondé», a fait valoir l'avocat général lors de l'audience devant la chambre criminelle de la Cour de cassation. Il a en particulier noté que «les préventions particulières» et les «griefs», exprimés par Ziad Takieddine visaient «un seul» des deux magistrats chargés de l'enquête, Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke.

Des «soupçons de partialité» sur l'instruction

Auparavant, l'avocat de Ziad Takieddine, Frédéric Rocheteau, a évoqué «les soupçons de partialité» sur cette instruction, confiée à Renaud Van Ruymbeke dans la foulée de l'affaire Clearstream qui avait valu au magistrat une procédure disciplinaire pour avoir interrogé un témoin «en dehors des procédures judiciaires».

Il a fait état «d'étranges similitudes» entre l'affaire Clearstream et celle de Karachi avec des accusations de «détournement de fonds» et une mise en cause indirecte de Nicolas Sarkozy. Et il a craint que l'instruction judiciaire menée par Renaud Van Ruymbeke ne soit «un moyen de poursuivre une autre affaire, celle de Clearstream et dont Ziad Takieddine serait le bouc émissaire».

L'argument a été rejeté par l'avocat général selon lequel il s'agit là de «supputations qui n'engagent que leur auteur». La Cour rendra son arrêt le 21 mars.