Un avion d'Air France dérouté après une fausse alerte incendie

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Pouvoir suivre la trajectoire des avions et leur niveau de bruit sur et autour des aéroports sur internet est une réalité ailleurs en Europe mais toujours pas en France, constate l'Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires (Acnusa) dans son rapport annuel.
Pouvoir suivre la trajectoire des avions et leur niveau de bruit sur et autour des aéroports sur internet est une réalité ailleurs en Europe mais toujours pas en France, constate l'Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires (Acnusa) dans son rapport annuel. — Miguel Medina afp.com

Un avion d'Air France, qui devait effectuer lundi la liaison Paris-Bogota, a dû être dérouté vers les Açores après qu'une alarme incendie s'est déclenchée «de manière intempestive», a indiqué ce mardi un porte-parole de la compagnie.

«Air France confirme que le vol AF 422 du lundi 5 mars assurant la liaison (Roissy) CDG-Bogota, opéré en Airbus A340 avec 274 passagers à bord, s'est posé à Tercera (Açores) à la suite d'un problème technique», a-t-il déclaré, confirmant une information auparavant relayée par des passagers sur Twitter.

«Le déclenchement de l'alarme s'est avéré intempestif»

«Suite au déclenchement d'une alarme et conformément aux procédures, l'équipage a décidé de se dérouter vers Tercera. Après vérification, le déclenchement de l'alarme s'est avéré intempestif», a ajouté le porte-parole. Il a en revanche catégoriquement réfuté certaines affirmations de passagers concernant les conditions de vol.

«Il n'y a eu aucune émanation de fumée, il n'y a eu aucune perte brutale d'altitude de l'appareil ou de mouvement de panique, même si certains passagers ont pu être surpris d'apprendre que l'avion était dérouté», a-t-il assuré. Les 274 passagers ont été hébergés sur place et seront acheminés à destination mardi à bord d'un nouvel avion.

Interrogé sur les raisons du changement d'appareil, le porte-parole a répondu que l'origine du déclenchement de l'alarme n'avait pas encore été déterminée. «On ne va pas prendre le risque que l'alarme se déclenche à nouveau et provoque un nouveau déroutement», a-t-il dit.