Affaire Iacono: Le petit-fils entame une grève de la faim pour demander la libération de son grand-père

JUSTICE Gabriel Iacono se bat maintenant pour la remise en liberté de son grand-père, qu'il a accusé de viol pendant 11 ans...

Avec Reuters
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Gabriel Iacono a entamé une grève de la faim le 23 février 2012, devant le palais de justice de Grasse, pour réclamer la libération de son grand-père Christian Iacono.
Gabriel Iacono a entamé une grève de la faim le 23 février 2012, devant le palais de justice de Grasse, pour réclamer la libération de son grand-père Christian Iacono. — AFP PHOTO/ VALERY HACHE

Le petit-fils de l'ancien maire de Vence Christian Iacono a commencé ce jeudi une grève de la faim pour demander la libération de son grand-père, qu'il avait fait condamner en l'accusant de viols avant de se rétracter.

Gabriel Iacono a maintenu ses accusations pendant les deux procès de Christian Iacono avant de les retirer, mais trop tard pour que la justice fasse marche arrière. Le jeune homme, âgé d'une vingtaine d'années, a expliqué à la presse qu'il resterait devant le palais de justice de Grasse (Alpes-Maritimes) jusqu'à ce que son grand-père soit libéré. Il s'absentera cependant les week-ends, a-t-il précisé, car le palais de justice est alors fermé.

«Entendez moi SVP»

 Il a déployé une banderole où on pouvait lire: «en grève de la faim pour obtenir la libération immédiate et définitive de mon grand-père faussement accusé par mes dires et totalement innocent. Entendez-moi SVP».

Cette affaire trouble la justice depuis plus d'une décennie. Christian Iacono, 77 ans, a déjà été incarcéré quatre fois et libéré trois fois au fil des hésitations des magistrats. L'ex-élu demeure condamné à neuf ans de prison dans l'attente d'un complément d'enquête.

Le parquet a suspendu la libération

Réincarcéré le 9 janvier dernier à la maison d'arrêt de Grasse pour purger sa peine, Christian Iacono a déposé une demande de révision de sa condamnation, en principe définitive. Une commission de la cour de cassation statuera dans quelques mois au vu du complément d'enquête.

Cette commission a rejeté le 23 janvier une demande de suspension de peine. Dans un autre cadre, un juge d'application des peines de Grasse s'est prononcé le 16 février en faveur de sa libération conditionnelle mais le parquet a suspendu la libération en faisant appel. La cour d'appel tranchera, une audience y est programmée le 13 mars.