ACLEFEU occupe un hôtel à Paris pour imposer la banlieue dans le débat électoral

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Une trentaine de militants du collectif ACLEFEU, créé après les émeutes de l'automne 2005, ont investi mardi le rez-de-chaussée d'un hôtel particulier parisien pour y installer "un ministère de la crise des banlieues" et lancer le débat sur "les banlieues dans la présidentielle".
Une trentaine de militants du collectif ACLEFEU, créé après les émeutes de l'automne 2005, ont investi mardi le rez-de-chaussée d'un hôtel particulier parisien pour y installer "un ministère de la crise des banlieues" et lancer le débat sur "les banlieues dans la présidentielle". — Thomas Samson afp.com

Une trentaine de militants du collectif ACLEFEU, créé après les émeutes de l'automne 2005, ont investi mardi le rez-de-chaussée d'un hôtel particulier parisien pour y installer «un ministère de la crise des banlieues» et lancer le débat sur «les banlieues dans la présidentielle».

Mohamed Mechmache, président de ACLEFEU, a qualifié de curieux le fait qu'il faille «occuper un hôtel en plein centre de Paris pour mettre la banlieue et ses 8 millions d'habitants sous les projecteurs». «Cette occupation pacifique est symbolique et nous ne savons pas combien de temps cela va durer», a-t-il dit.

12 propositions «qui ne coûtent pas cher»

«Ici, nous invitons les candidats à l'élection présidentielle à venir débattre avec nous, nous avons fait 12 propositions qui ne coûtent pas cher. Par exemple, dans les villes où il n'y a pas 20% de logements sociaux vous voulons que l'Etat réquisitionne les terrains vacants de ces villes et construise des logements sociaux», a-t-il déclaré.

L'historien François Durepaire, qui se présente comme compagnon de route d'ACLEFEU, a remarqué qu'en «2005, on avait beaucoup parlé des banlieues, Ségolène Royal avait pris le sujet à coeur, en 2012, ce n'est plus le cas». «A La Courneuve, à Clichy, les gens ont l'impression d'être loin de Paris, au point que des jeunes maintenant se définissent par rapport à la nationalité de leur parents, c'est totalement nouveau», a-t-il ajouté.

En novembre, ACLEFEU avait lancé une campagne d'inscription sur les listes électorales en vue de la présidentielle 2012 afin que «l'avenir ne se décide pas sans la voix de la banlieue».