Web, réseaux sociaux, ressentez-vous le besoin de «décrocher»?

TÉMOIGNAGES 'omniprésence du Web, liée notamment à la généralisation des smartphones, rend une partie des internautes complètement addict. Au point que certains choisissent de se «déconnecter»...

Christine Laemmel

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Une New-Yorkaise utilise un smartphone.
Une New-Yorkaise utilise un smartphone. — B.MATTHEWS/AP/SIPA

Vous qui êtes en ce moment même connecté sur le site de 20 Minutes, faites-vous partie de ces Français qui ne peuvent résister à la tentation de se connecter chaque jour sur Internet? Il y a de fortes chances que oui. Selon un sondage Ifop, 73% des internautes ne peuvent «plus se passer d'Internet dans la vie de tous les jours».

Naviguer sur le Web comme on zappe à la TV

Seriez-vous capables d’acheter votre billet de train dans une boutique SNCF plutôt qu’en ligne? Oui, bien sûr, mais ce serait bien plus pénible, alors pourquoi le faire? Nous ne sommes pas des saumons pour nager à contre-courant…

Mais combien sommes-nous à nous connecter, parfois plusieurs fois par jour, par heure même, juste pour voir? Voir si nous avons un nouveau follower sur Twitter, mettre à jour une centième fois notre boîte de réception ou regarder si notre statut Facebook a fait réagir nos amis. Traîner sur un blog, sauter de lien en lien, souvent sans réellement lire le contenu des billets. Naviguer en une glissade de pouce, comme on zappait, avant, sur les chaînes de télévision. Avec la même frénésie.

Thierry Crouzet a «débranché» quasi totalement pendant six mois

Thierry Crouzet, journaliste et écrivain, faisait partie de ceux-là, les accros au Net. Nous l’avons reçu en chat le 17 janvier, à l’occasion de la sortie de son livre, J’ai débranché. Il nous racontait son obsession de la connexion, son empreinte sur les réseaux, puis le moment où il a dit stop. Une cure de désintox’ de six mois, pendant laquelle il n’a ouvert ni mail, ni blog, ni moteur de recherche, ni réseau social.

«DSK et Ben Laden, je l'ai appris avec 48 heures de retard. C’était sans importance (…) Durant six mois, j’ai écouté deux ou trois fois la radio, je n’ai jamais ouvert un journal. A la TV j’ai regardé la finale de la Champion’s League, la finale de Roland Garros et le Tour de France. C’est tout.» raconte-t-il.

Selon Thierry Crouzet, l’impression de liberté, de multiplication des possibilités, donnée par le Web et les nouvelles technologies, n’est qu’un leurre. «Nous vivons la dictature du temps réel. (…) Quand on a de nombreuses possibilités, on cherche à toutes les explorer. On a tendance à devenir fou.» estime-t-il.

«Même pendant les vacances, je cherche un point Wifi»

Nous avons donc voulu savoir ce que vous, internautes de 20 Minutes, pensez de cette accoutumance au Web. Et nous vous avons interrogés via les plus addictifs des réseaux sociaux: Facebook et Twitter.


 
Parmi vous, nombreux sont ceux qui avouent ne pouvoir se passer d’Internet, même en vacances. Même si beaucoup ont toujours une bonne excuse pour se connecter:


Emilie, explique elle avoir involontairement «décroché» après un déménagement:

 

Et vous, estimez-vous être un accro du Net? Lorsque vous n’avez aucune raison de vous connecter, avez-vous tendance à le faire quand même? A l’inverse, ressentez-vous parfois le besoin de «décrocher»?

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