ArcelorMittal Florange: Les syndicats prêts au bras de fer

M.Gr. avec agence

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Des ouvriers bloquent l'usine ArcelorMittal de Florange, en Moselle, en décembre 2011
Des ouvriers bloquent l'usine ArcelorMittal de Florange, en Moselle, en décembre 2011 — POL EMILE/SIPA

Confrontés au risque d'un arrêt définitif de leurs hauts-fourneaux, les salariés ont décidé d'occuper les bureaux de la direction à partir de ce lundi matin. Cette décision intervient après une assemblée générale, qui avait rassemblé plus d'un millier de salariés du groupe sidérurgique jeudi soir, selon les syndicats. Ces derniers avaient ensuite validé la décision, vendredi.

5.000 salariés dont 3.000 CDI

Cette action fait suite à l'annonce, mardi par la direction, que les deux hauts fourneaux arrêtés de l'usine ArcelorMittal de Florange en Moselle, l'un depuis juillet 2011, l'autre depuis octobre de la même année, ne redémarreraient pas au deuxième trimestre.

Un comité central d'entreprise le 23 février à Paris doit officialiser cette information. Les mesures de chômage partiel, qui touchent la moitié des 5.000 salariés, dont 3.000 en CDI, seront en conséquence prolongées.

Longue série d'actions

L'occupation des bureaux de la direction, entammée ce lundi se poursuivra «jusqu'au redémarrage des hauts-fourneaux» et sera le début «d'une longue série d'actions», a précisé Edouard Martin, représentant de la CFDT.

Les syndicats demandent par ailleurs au gouvernement d'adopter une loi accordant un droit de préemption à l'Etat en cas d'abandon par un industriel d'une usine rentable comme l'est celle de Florange.

Interpellé sur le sujet lors de son passage à Gandrange, ville voisine, le 17 janvier dernier, le candidat socialiste à l'élection présidentielle François Hollande s'était dit prêt à «réfléchir à l'outil législatif» qui permettrait une telle solution, une réponse insuffisante, selon Edouard Martin.