Manifestation à Aulnay pour maintenir l'activité de l'usine PSA

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Des centaines de personnes - plus de 2.000 selon les syndicats, 1.300 selon la préfecture - ont manifesté samedi à Aulnay-sous-bois (Seine-Saint-Denis) pour défendre le maintien de l'activité de production de l'usine PSA d'Aulnay, dont les salariés craignent l'arrêt
Des centaines de personnes - plus de 2.000 selon les syndicats, 1.300 selon la préfecture - ont manifesté samedi à Aulnay-sous-bois (Seine-Saint-Denis) pour défendre le maintien de l'activité de production de l'usine PSA d'Aulnay, dont les salariés craignent l'arrêt — Bertrand Guay afp.com

Des centaines de personnes - plus de 2.000 selon les syndicats, 1.300 selon la préfecture - ont manifesté samedi à Aulnay-sous-bois (Seine-Saint-Denis) pour défendre le maintien de l'activité de production de l'usine PSA d'Aulnay, dont les salariés craignent l'arrêt.

Le cortège, où figuraient Marie-George Buffet (PCF), Nathalie Arthaud (LO), ainsi que de nombreux élus locaux, s'est ébranlé vers 14H15 de la gare RER d'Aulnay en direction de la mairie, derrière une banderole proclamant «Non à la fermeture de PSA Aulnay».

«On est convaincus que PSA veut fermer l'usine, mais on se battra jusqu'au bout, pour notre boulot, parce qu'on n'a que ça pour vivre», a dit à l'AFP Jean-Pierre Mercier, délégué CGT.

Depuis la révélation en juin dernier de documents de travail internes du constructeur émettant l'hypothèse d'une fermeture du site d'Aulnay, qui fabrique la Citroën C3, les syndicats craignent que le déclin de la production se poursuive et aboutisse à terme à un arrêt de l'activité.

Plus de 3.300 personnes travaillent à l'usine PSA d'Aulnay, dont plus de 3.000 en CDI et CDD et 300 en intérim. Ils étaient 5.000 en 2004, rappelle la CGT.

Depuis 2004, le volume de production à Aulnay a été divisé par deux.

«On nous demandait d'être aveugles et sourds, de ne pas faire attention à la baisse de production, à la baisse du nombre de salariés sur le site, on a décidé de ne plus se taire», a dit à l'AFP Claude Bartolone, président socialiste du conseil général de Seine-Saint-Denis, venu «représenter François Hollande».

«PSA concerne 9.000 emplois directs et indirects dans le département. Non seulement c'est un des plus gros employeurs, mais c'est important de maintenir l'emploi industriel dans le département», a-t-il souligné.

L'arrêt de la production à Aulnay «serait une catastrophe humaine. Et pour la ville, ce serait une catastrophe financière, plusieurs millions d'euros payés par PSA au titre de la taxe professionnelle manqueraient au budget municipal», a renchéri le maire PS, Gérard Ségura.

Cette semaine, le président du directoire de PSA, Philippe Varin, a une nouvelle fois souligné des problèmes de surcapacité en Europe dans les petites voitures, dont fait partie la C3 produite à Aulnay. «Cette réduction des capacités est absolument inévitable» en Europe, a-t-il insisté.