Un «parrain» de La Courneuve jusqu'alors en fuite arrêté et incarcéré

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L'audit mené par un comité interne d'Areva sur les conditions d'acquisition et d'exploitation de la société minière Uramin, a relevé des "dysfonctionnements" en matière de gouvernance mais n'a pas trouvé trace de manoeuvres frauduleuses
L'audit mené par un comité interne d'Areva sur les conditions d'acquisition et d'exploitation de la société minière Uramin, a relevé des "dysfonctionnements" en matière de gouvernance mais n'a pas trouvé trace de manoeuvres frauduleuses — Lionel Bonaventure afp.com

Considéré par les policiers comme un des parrains de la cité des 4.000 à La Courneuve en Seine-Saint-Denis, une place forte des trafiquants de drogue en Ile-de-France, Djamel Houmani a été interpellé et incarcéré ce mardi alors qu'il était en fuite depuis Noël.

En décembre, alors qu'il purgeait une peine de six mois à Fleury-Mérogis (Essonne) pour des faits de vol aggravé et refus d'obtempérer, il avait bénéficié à tort d'une permission de sortie pour Noël sur la foi d'une fiche pénale incomplète. Car le 15 décembre, il avait été placé sous mandat de dépôt dans le cadre d'une nouvelle affaire, un important trafic de stupéfiants. Au terme de sa permission, il n'était pas retourné à Fleury-Mérogis et il ne s'était pas présenté à son procès le 25 janvier devant la 13e chambre du tribunal de Bobigny pour trafic de droguer et blanchiment.

«Caïd»

Il faisait l'objet de deux mandats d'arrêt : le premier délivré par le tribunal d'Evry pour évasion à l'occasion d'une permission de sortie et l'autre par le tribunal de Bobigny. Il a finalement été arrêté "sans heurt" tôt ce mardi matin à Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) par la Brigade nationale de recherche des fugitifs. Ce mardi soir, il a été incarcéré, le parquet de Meaux ayant mis à exécution la peine d'emprisonnement prononcée le 25 janvier par le tribunal de Bobigny, a indiqué une source judiciaire.

Les Houmani passent pour "des patrons" dans le trafic de drogue, indique une source judiciaire. Djamel Houmani, «caïd» des 4.000, a été condamné à quatre reprises depuis 2004, pour vol aggravé, refus d'obtempérer et violences sur personne dépositaire de l'autorité publique. Il est mis en examen pour des faits de tentative d'évasion, dans une affaire qui avait la Une en mai 2009. Une nuit, quatre policiers convoyant deux gardés à vue avaient essuyé des tirs de kalachnikov après avoir été bloqués par deux voitures à l'entrée de l'autoroute A 86. Djamel Houmani se trouvait dans la fourgonnette des policiers.

En janvier 2011, c'était la mère et un autre fils qui faisaient parler d'eux. Ils avaient été kidnappés à leur domicile, à La Courneuve, et les ravisseurs réclamaient un million d'euros pour leur libération. Ils avaient été libérés moins de 48 heures après. Le fils enlevé était handicapé après avoir été blessé par balle en 2003 lors d'un règlement de compte à La Courneuve, qui impliquait des concurrents sur le marché de la drogue.