Deux anciens traders de la Société Générale gagnent aux prud'hommes

Reuters
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La Société générale  a été condamnée  par le Conseil des prud'hommes de Nanterre à verser en tout 180.000  euros à deux anciens traders de la banque pour leur licenciement, jugé  abusif, en 2009, a déclaré ce mardi à Reuters l'avocat de ces derniers.

Selon des proches de l'affaire et d'après des informations de  presse, le contentieux entre la Société générale et les deux traders porterait sur  une opération de trading ayant généré un gain d'un milliard de dollars  (environ 760 millions d'euros) au profit d'ArcelorMittal mais pour  laquelle les deux traders n'auraient pas perçu leurs bonus. Ces derniers se réservent le droit de faire appel, jugeant l'indemnisation insuffisante, a indiqué à Reuters Thierry Schwarzmann, leur défenseur, se  refusant cependant à donner plus d'informations sur le fond de  l'affaire.  

"Société générale prend acte de la décision du Conseil des  prud'hommes", a réagi l'établissement bancaire dans un courriel adressé à  la presse.  "La banque continuera néanmoins à affirmer son souci du respect des  procédures et règles de contrôle interne", ajoute la Société générale. Des sources proches de l'affaire expliquent que les deux parties  s'affrontent sur la question de savoir si l'opération dont a profité  ArcelorMittal avait ou non été approuvée en interne. Personne n'était joignable dans l'immédiat chez ArcelorMittal pour commenter ces informations.