Flexibilité du temps de travail: Début des négociations le 17 février

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Les négociations sur les accords dits de compétitivité-emploi, voulus par Nicolas Sarkozy pour accroître la flexibilité du temps de travail et des salaires, débuteront le 17 février, a-t-on appris vendredi auprès de plusieurs syndicats.
Les négociations sur les accords dits de compétitivité-emploi, voulus par Nicolas Sarkozy pour accroître la flexibilité du temps de travail et des salaires, débuteront le 17 février, a-t-on appris vendredi auprès de plusieurs syndicats. — Lionel Bonaventure afp.com

Les négociations sur les accords dits de compétitivité-emploi, voulus par Nicolas Sarkozy pour accroître la flexibilité du temps de travail et des salaires, débuteront le 17 février, a-t-on appris ce vendredi auprès de plusieurs syndicats.

Le chef de l'Etat a appelé dimanche soir les syndicats et le patronat à négocier d'ici à deux mois un accord national interprofessionnel fixant les conditions dans lesquelles les entreprises pourraient faire évoluer le temps de travail et les rémunérations en fonction de l'activité du moment, en échange d'une garantie de maintien des emplois.

Un «chantage à l'emploi», selon Mailly

Compte tenu des clivages durs sur ce dossier et du calendrier parlementaire serré avant la présidentielle, un accord a très peu de chance de voir le jour avant la fin du quinquennat. Dès avant le sommet social du 18 janvier, FO et la CGT ont fait connaître leur hostilité de principe à ces accords de flexibilité salués par le Medef comme une «opportunité» dans «le contexte économique actuel» dégradé.

Des accords de ce type ont déjà été conclus dans quelques entreprises mais ils restent limités car assujettis à l'accord individuel de chaque salarié. La nouveauté serait qu'ils s'imposent collectivement. Pour Bernard Thibault (CGT), ils ouvriraient la vanne de la «déréglementation du temps de travail» tandis que pour Jean-Claude Mailly (FO), il s'agit d'un «chantage à l'emploi».

La CFDT et la CFTC acceptent de débattre mais posent leurs conditions. La CFTC souhaite ainsi «sécuriser» les salariés en «sanctionnant» les entreprises qui ne respecteraient pas leur engagement et réfléchit aux moyens de garantir le salaire. La CFDT refuse de réduire la négociation au temps de travail et veut aborder les questions de «gouvernance d'entreprise» et de «partage des richesses».