Les Anonymous se montrent

Web Ils manifestaient contre l'Accord commercial anti-contrefaçon

William Molinié

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Les Anonymous ont défilé samedi (ici à Paris) dans une trentaine de villes.
Les Anonymous ont défilé samedi (ici à Paris) dans une trentaine de villes. — JEREMIE JUNG

La « World War Web » a-t-elle commencé ? Samedi, des centaines d'Anonymous ont manifesté dans une trentaine de villes en France. Ils protestaient contre la signature jeudi dernier par 22 pays européens, dont la France, de l'Accord commercial anti-contrefaçon (Acta), visant les marchandises et le téléchargement illégal sur Internet. Ce qu'ils ont jugé liberticide.
Défendeurs de la liberté absolue sur Internet, les Anonymous sont restés cachés derrière leurs masques blanc et noir. « C'est une nébuleuse. Personne ne peut vraiment dire qui ils sont. Leur anonymat est à double tranchant car, tout le monde peut se revendiquer d'Anonymous », analyse Myriam Quemener, procureur adjoint au tribunal de grande instance de Créteil (Val-de-Marne) et experte auprès du Conseil de l'Europe en matière de cybercriminalité.
« On ne connaît pas plus de trois personnes, cela nous permet de cloisonner le réseau si l'une des personnes est arrêtée », a confié Vicious, un Anonymous français, samedi sur Canal+.
Ce week-end, plusieurs sites Internet institutionnels ont été bloqués, dont celui hier du ministère de l'Immigration. Par ailleurs, un fichier recensant les coordonnées de 541 policiers appartenant au syndicat majoritaire des gardiens de la paix Unité SGP Police-FO a fuité sur le Web. A l'origine de ce piratage, des internautes se revendiquant du mouvement des Anonymous.
Ces actions interviennent quelques jours après la fermeture du site de téléchargement MegaUpload et la mise en examen d'un Breton présenté comme membre des Anonymous (lire ci-dessous). Les policiers de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) le soupçonnent d'avoir piraté le site Internet d'EDF après l'accident nucléaire de Fukushima, au Japon.

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