Le fondateur en garde à vue

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Jean-Claude Mas, hier à Marseille.
Jean-Claude Mas, hier à Marseille. — JP. PELISSIER / REUTERS

Son avocat l'a trouvé « fatigué ». Mais Jean-Claude Mas, interpellé hier matin chez sa compagne à Six-Fours (Var), n'échappera pas à la justice. Le fondateur de la société de prothèses mammaires PIP a été placé en garde à vue dans le cadre de l'information judiciaire ouverte en décembre à Marseille, pour « homicide et blessures involontaires ». Les gendarmes ont perquisitionné sa villa ainsi que celle de Claude Couty, le numéro 2, lui aussi placé en garde à vue. Ils devaient être déférés dans la soirée devant la juge d'instruction Annaïck Le Goff, avant d'être éventuellement mis en examen pour « coups et blessures involontaires ». Cette dernière avait reçu dans la matinée Murielle Ajello, présidente du Mouvement de défense des femmes porteuses d'implants et de prothèses. « Nous avons un adversaire désigné. Les victimes vont faire reconnaître leurs droits plus facilement », assure-t-elle. Environ 30 000 femmes françaises seraient porteuses d'implants mammaires PIP. Une autre procédure pour « fraudes » est en cours. Un procès devrait avoir lieu d'ici à la fin 2012.W. M.