« Il m'a fallu me battre pour poursuivre mes études »

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Marion est atteinte d'une maladie auto-immune.
Marion est atteinte d'une maladie auto-immune. — V. WARTNER / 20 MINUTES

Marion Rahali, 24 ans
Etudiante en master

ressources humaines, à l'IGS
« En 2006, on m'a diagnostiqué un lupus, une maladie auto-immune. Lors de certaines crises, je ne pouvais pas me lever pour aller à l'Université. J'ai redoublé une année de fac et il m'a fallu me battre au quotidien pour poursuivre mes études. Grâce au relais handicap de Paris-I, j'ai pu obtenir certains aménagements. J'ai ainsi eu l'autorisation de rédiger mes partiels par ordinateur et obtenu un tiers de temps en plus pour plancher sur mes examens. Des aides très utiles, mais que tous les étudiants handicapés ne connaissent pas, car la communication sur ces dispositifs n'est pas optimale. De fil en aiguille, j'ai pu décrocher un Deug de droit et une licence de sciences politiques. Cette année, j'ai décidé d'effectuer mon master en alternance. Ce n'est pas évident, car le rythme est lourd et je dois surmonter ma fatigue lorsque je suis dans mon entreprise d'accueil, Natixis Asset management. Mais j'ai pu obtenir un temps partiel thérapeutique qui me permet de me reposer une journée tous les quinze jours. Grâce à mon contrat d'apprentissage, j'ai l'impression de baliser le terrain pour l'avenir et j'espère décrocher ensuite un poste fixe. Un but qui me semble atteignable car depuis la loi de 2005, la situation a bien évolué, même s'il reste beaucoup à faire. Ce n'est qu'en leur ouvrant les portes des écoles et des entreprises qu'on fera évoluer les mentalités ».recueilli par D. B.