Costa Croisières refuse de répondre aux accusations du commandant du Concordia

POLÉMIQUE e président de la branche française de la compagnie refuse cependant de laisser dire que longer les côtes est une pratique fréquente...

Julien Ménielle

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Des équipes de secouristes autour de l'épave du Costa Concordia, le 19 janvier 2012.
Des équipes de secouristes autour de l'épave du Costa Concordia, le 19 janvier 2012. — Giampiero Sposito / Reuters

«Aucun commentaire.» Costa Croisières France ne compte pas répondre aux accusations proférées par le commandant du Concordia, qui affirme que c’est la compagnie qui lui a intimé l’ordre de longer les côtes avant l’accident. La pratique serait cependant courante, même si le président du croisiériste fustige des faux témoignages en la matière.

Une pratique courante qui a mal tourné?

Assigné à résidence et inculpé pour homicides et abandon de poste, Francesco Schettino, a ce week-end chargé les responsables de Costa Croisières. «Ils ont insisté. Ils disaient “Nous faisons de la navigation touristique, il faut que les gens nous voient, nous devons nous faire de la publicité et saluer l'île”», a-t-il affirmé selon des extraits du compte rendu de son audition parus dans la presse italienne.

La manœuvre consistant à longer la côte au plus près serait bien connue et appelée «inchino» («la révérence»). Une pratique courante qui a mal tourné? «Ca reste encore à démontrer», a répondu vendredi à 20 Minutes Georges Azouze, président de Costa Croisières France. «On entend dire beaucoup de choses, y compris des témoignages provenant de faux ex-employés», a-t-il même avancé. Cette fois, c’est parole contre parole.