L'imam d'une mosquée parisienne sous la menace d'une expulsion

RELIGION Il aurait prononcé des prêches antisémites...

Corentin Chauvel

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Mohammed Hammami, imam dans une mosquée parisienne du 11e arrondissement, pourrait faire l’objet d’une mesure d’éloignement, a rapporté dimanche Le Figaro. Initiée par le ministère de l’Intérieur, elle sera examinée par la commission d’expulsion de Paris le 7 février prochain.

En cause, les prêches particulièrement radicaux et antisémites de l’imam de 76 ans, arrivé de Tunisie en France dans les années 1960. D’après Le Figaro, il aurait notamment prôné la mort des femmes adultérines et demandé à ses fidèles de ne pas placer leur argent dans les banques car il profiterait aux juifs.

Le mouvement Tabligh, «rigoriste et ultraorthodoxe»

La mosquée Omar, dont Mohammed Hammami est l’imam, appartient au mouvement Tabligh, «rigoriste et ultraorthodoxe», selon le quotidien. «Dans les années 1990, elle abritait des filières de recruteurs djihadistes», ajoute-t-il. Mais le fonctionnement sectaire du mouvement se serait atténué depuis qu’il est représenté au Conseil français du culte musulman (CFCM) et Mohammed Hammami ne serait plus l’un de ses leaders.

Cependant, ses prêches virulents se sont poursuivis et il pourrait être bientôt le 35e imam en dix ans à être expulsé du territoire français, leurs propos étant mis sous surveillance par les autorités depuis le 11 septembre 2001.

Dissolution de Forsane Alizza

Par ailleurs, l’association islamiste Forsane Alizza («Les cavaliers de la fierté») est sur le point d’être dissoute. Créée en 2010 par Mohammed Achamlane, qui avait brûlé publiquement un Code pénal l’été dernier, le mouvement est accusé notamment de se baser sur «une théorie de promotion de la lutte armée pour des motifs religieux» et de diffuser «des idées racistes et antisémites», selon un rapport de police cité par Le Figaro.

Bruno Beschizza, secrétaire national de l'UMP, a salué ces deux décisions ce lundi. «Les comportements portant atteinte aux intérêts fondamentaux de l'Etat, ou liés à des activités terroristes, ou constituant des actes de provocation délibérée à la discrimination, à la haine ou à la violence doivent systématiquement être sanctionnés, en particulier par des mesures d’éloignement», écrit-il dans un communiqué.

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