RTT hôpitaux: L'Etat pourrait payer 480 millions d'euros pour les médecins hospitaliers

TRAVAIL Un accord doit être signé ce lundi soir entre les syndicats et le ministère de la Santé pour résorber les quelques deux millions de jours de «RTT» accumulés depuis une décennie...

B.D. avec Reuters

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Photo d'illustration: un médecin teste les réflexes d'un patient lors d'une consultation.
Photo d'illustration: un médecin teste les réflexes d'un patient lors d'une consultation. — ISOPIX/SIPA

Le gouvernement français va débourser au moins 480 millions d'euros sur quatre ans pour rémunérer les jours de récupération des médecins hospitaliers accumulés depuis 2002 après le passage à la semaine de travail de 35 heures hebdomadaires, selon Le Parisien de ce lundi.

Un accord doit être signé ce lundi soir entre les syndicats et le ministère de la Santé pour résorber les quelques deux millions de jours de «RTT» accumulés depuis une décennie, ce qui permettrait à certains médecins de recevoir jusqu'à 24.000 euros, assure le journal. Dimanche, le ministre de la Santé Xavier Bertrand avait parlé d'un accord ouvrant plusieurs options. «Je signerai un accord-cadre avec les syndicats de praticiens, pour trouver la solution, en leur laissant la possibilité, soit de prendre (les jours de RTT), soit de les mettre sur un compte épargne-temps, soit de se les faire payer», avait-il dit.

Un projet jugé très favorable pour les médecins hospitaliers

Le projet de décret, que Le Parisien dit avoir consulté, est jugé par le journal très favorable pour les médecins hospitaliers, puisque diverses modalités ouvriraient la possibilité de toucher de confortables enveloppes, en lieu et place d'une obligation de prendre les jours de congés. L'accord est signé à moins de trois mois de l'élection présidentielle. La réforme des 35 heures est une des cibles favorites du président Nicolas Sarkozy, qui y voit l'origine d'une partie des problèmes du pays.

L'hôpital, du fait d'horaires à rallonge et de recrutements insuffisants lors de la réforme, est souvent décrit comme le lieu où l'application de la réduction du temps de travail s'est faite avec le plus de difficultés.