Incendie meurtrier du boulevard Auriol: Jugement attendu dans la journée

JUSTICE L'incendie, survenu à Paris en 2005, avait fait 17 victimes dont 14 enfants...

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Le tribunal correctionnel de Paris rend jeudi son jugement dans le procès de l'incendie en 2005 d'un immeuble vétuste du XIIIe arrondissement où résidaient des familles d'origine africaine, qui avait fait 17 morts, dont 14 enfants brûlés dans leur sommeil.
Le tribunal correctionnel de Paris rend jeudi son jugement dans le procès de l'incendie en 2005 d'un immeuble vétuste du XIIIe arrondissement où résidaient des familles d'origine africaine, qui avait fait 17 morts, dont 14 enfants brûlés dans leur sommeil. — Bertrand Langlois afp.com

Le tribunal correctionnel de Paris rend jeudi son jugement dans le procès de l'incendie en 2005 d'un immeuble vétuste du 13e arrondissement où résidaient des familles d'origine africaine, qui avait fait 17 morts, dont 14 enfants brûlés dans leur sommeil.

Pour les proches des victimes, la décision devrait être à l'image du procès qui s'est tenu en septembre, frustrante, puisque l'enquête n'a pas permis d'identifier l'auteur de l'incendie, criminel selon les experts, et que seules deux «personnes morales» étaient sur le banc des prévenus. Le procureur a requis des amendes à leur encontre: 35.000 euros pour l'association affiliée à Emmaüs «France Euro Habitat» (Freha), qui gérait cet immeuble du boulevard Vincent Auriol, et 55.000 euros pour l'entreprise Paris Banlieue Construction qui y avait effectué des travaux.

Un immeuble transformé «en cercueil»

Dans son réquisitoire, Gilbert Flam a mis en avant des «négligences graves», en reprochant en particulier aux prévenus d'avoir posé sur les murs de la cage d'escalier du contreplaqué, hautement inflammable, qui avait transformé l'immeuble «en cercueil». «Enorme imprudence», «responsabilité totale et entière», ignorance des normes élémentaires de sécurité, absence d'extincteurs et de consignes incendie, a aussi énuméré le procureur.

Dans la nuit du 25 au 26 août 2005, 17 personnes avaient péri dans l'incendie du bâtiment qui abritait environ 130 personnes, originaires de Côte d'Ivoire et du Mali principalement, en attente de relogement et installées «provisoirement» dans cet immeuble depuis une quinzaine d'années. En 2005, plusieurs incendies meurtriers avaient fait à Paris 52 morts au total, pour la plupart des personnes d'origine africaine.