Jumeaux forcenés à Pantin: Le second frère s'est suicidé

FAIT-DIVERS Les policiers l'ont retrouvé mort, une arme à la main...

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Le second forcené qui restait retranché mercredi dans un pavillon à Pantin (Seine-Saint-Denis) s'est suicidé, a-t-on appris auprès de la préfecture de Seine-Saint-Denis.
Le second forcené qui restait retranché mercredi dans un pavillon à Pantin (Seine-Saint-Denis) s'est suicidé, a-t-on appris auprès de la préfecture de Seine-Saint-Denis. — Gerard Julien afp.com

Le second forcené qui restait retranché mercredi dans un pavillon à Pantin (Seine-Saint-Denis) s'est suicidé, a-t-on appris auprès de la préfecture de Seine-Saint-Denis. Son frère jumeau, retranché avec lui dans un premier temps dans le pavillon de leur mère, s'était rendu plus tôt dans la journée, après un échange de tirs avec la police.

L'homme a été «retrouvé mort une arme à la main» et «le suicide ne semble pas faire de doute mais seule une autopsie pourra le dire avec plus de précision», a confirmé une source policière.

Tir dans le 17e arrondissement

Selon les tout premiers éléments de cette enquête, vers 6h00 mercredi, deux jumeaux, Richard et Bernard L., âgés de 60 ans, dont l'un souffrirait de troubles psychiques, se sont rendus au domicile de leur autre frère dans le 17e arrondissement de Paris. Pour des raisons encore indéterminées, ils ont tiré sur la porte du domicile de ce dernier. La police a été alertée. Les policiers ont ensuite appris que les jumeaux étaient susceptibles de se rendre dans le pavillon de leur mère à Pantin, avenue du Pré-Saint-Gervais.

Il a été aussitôt décidé, «en raison de la présumée dangerosité» de l'un des jumeaux, de faire appel à la Brigade de recherche et d'intervention (BRI - «anti-gang»), spécialisée et entraînée pour les interventions délicates, forcenés ou prises d'otages. Des négociations se sont engagées avec les frères tandis que des policiers de la BRI sont entrés dans le pavillon.

«Tir de riposte»

L'un des jumeaux, Bernard, a alors tiré dans leur direction, sans faire de blessé, provoquant un «tir de riposte» de la BRI en retour, selon les sources policières. Richard s'est rendu, l'autre, blessé à la main, non, ont-elles précisé. Bernard est donc resté dans le pavillon, tandis que des négociations se sont poursuivies jusqu'à ce que sa mort soit annoncée par les autorités. Bernard était susceptible d'être armé d'un M16, un fusil d'assaut, dont il a fait usage contre la BRI à deux reprises, selon l'une des sources policières.

Tout le quartier était bouclé, selon une journaliste de l'AFP sur place. Le maire (PS) de Pantin, Bertrand Kern, a affirmé sur place à l'AFP que l'un des jumeaux était enseignant en informatique à Jussieu, et que les deux frères étaient des adeptes du tir en amateur.